Reg’art

MINI INTERVIEW DE YUKIM, JEUNE DUO DE RAPPEURS DU LYCÉE

Article rédigé par Marina BONY

Suite au concert de Noël (20 décembre 2018), nous sommes allés poser quelques questions au groupe Yukim, deux jeunes rappeurs du lycée, Aymeric Fostier (en classe de 1ère) et Achille Rat (en 2nde). Ils nous ont interprété sur la scène quatre titres dont trois sont de leur composition : « Radio », « Route du temps », « Point mort » ainsi qu’une chanson de Columbine « Âge d’or »

Était-ce votre première apparition sur scène ?

« Oui, c’était la première fois ! […] On est déjà montés sur scène dans le passé, pour du théâtre cependant. »

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Alors ? Qu’en avez-vous ressenti ?

« C’était une super expérience, on s’était beaucoup préparés et on a adoré être sur la scène. […] On a fait pour l’instant un duo et deux solos. On voulait voir ce dont on était capable chacun de notre côté. »

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« On voulait voir ce dont on était capable chacun de notre côté »

D’ailleurs, en parlant de votre duo, comment vous êtes-vous rencontrés ?

« On se connaît depuis 4 ans, grâce au collège, on avait les mêmes centres d’intérêt et les mêmes délires donc on est rapidement devenu de très bons potes. »

Question indiscrète… De nouvelles chansons arriveront-elles cette année ?

« Ah ah c’est la fameuse question ! Alors en ce moment on bosse sur un nouveau format de musique, un truc plus libre et plus court, une sorte de freestyle. On aime bien parler des thèmes récurrents de la vie des ados, du style l’amour, l’impatience, les amis, les passions… »

Oui, je crois que ça s’est senti pendant le concert…

« C’est vrai ? Tant mieux alors ! On pense raccourcir pour cette nouvelle chanson le temps de l’instrumental et parler plus vite pour donner un final assez court. […] C’est dans notre viseur, on s’y donne à fond, ça arrive bientôt ! »

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Tu as envie de savoir ce que ça donne ? Visite leur chaîne YouTube : [ https://www.youtube.com/channel/UCTLTEKLuR4NUrHFGkCmT9lg ]

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THE SHOW MUST GO ON

Si je te dis Bohemian Rapsody. Le fan que tu es me répond sans hésiter : c’est la sortie ciné incontournable de cette rentrée. Le groupe mythique des années 80 s’invite sur le grand écran à partir du 31 octobre prochain. Dans le rôle de Freddie, l’acteur Rami Malek plus connu sous le nom de Elliot Alderson dans la série Mr.Robot et récemment sur la grande toile dans le film Papillon. Un grand moment d’émotion pour ce comédien aujourd’hui dans le costume du chanteur extravagant de Queen. Qui ne connait pas un succès de ce groupe mondialement reconnu ? Sûrement pas toi car tes parents t’on convaincu très tôt du génie de ces 4 musiciens qui ont bercé la route de tes vacances. Respect pour ce groupe de légende, qui malgré le disco, le funk, la new wave et l’éléctro a su traverser le temps sans prendre une ride. De radio Ga Ga à I want to break free, reviens vivre la fabuleuse histoire de Queen et faire le plein de bonne musique.

SMGO

Enfin, le Camillien ne pouvait terminer cet article sans rendre hommage à Charles Aznavour, un grand nom de la chanson française et arménienne qui nous a quitté à l’âge de 94 ans. Auteur, compositeur, interprète, ses textes font partie de notre patrimoine culturel musical et nous ne l’oublierons pas. Homme de cœur, ce petit homme discret à la voix éraillée était aussi un homme engagé qui se battait pour des causes justes et notamment pour l’Arménie dont il était originaire. Chapeau bas Monsieur Charles pour votre talent et votre immense succès.

SMGO

Journalistiquement vôtre.

PREMIÈRE ANNÉE DE THOMAS LILTI

Date de sortie : 12 septembre 2018
Durée : 1h32
Acteurs principaux : Vincent Lacoste et William Lebghil

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Ce film nous propose de vivre une première année en faculté de médecine aux côtés de deux étudiants, Benjamin (William Lebghil) et Antoine (Vincent Lacoste). Le premier vient d’obtenir son baccalauréat et se prépare à devenir chirurgien comme son père, tandis que le second entame avec peine sa « première année » pour la troisième fois d’affilée. Tous deux vont très rapidement se lier d’amitié et décider de travailler ensemble car en effet, le film rend parfaitement état de la dure réalité des filières « en tension ». Malgré les dispositifs d’aide tels que le tutorat mis en place pour les étudiants de première année, on remarque que l’esprit de compétition est omniprésent. Les examens passés au cours de l’année donnent lieu à un classement qui détermine l’orientation des étudiants pour l’année suivante. Le « numerus closus » imposant une restriction des places, celles-ci sont extrêmement chères. Entre le « bizutage » des deuxièmes années sur les premières, les journées de cours très chargées, les nuits entières consacrées aux révisions et le stress des examens, l’amitié d’Antoine et Benjamin sera mise à rude épreuve… Le film Première Année nous dresse un portrait réaliste, mais également touchant voire drôle de la célèbre première année de médecine.

Le point fort du film ? Le rôle de William Lebghil sans aucun doute, qui se détache du registre humoristique dans lequel on a l’habitude de le voir, et c’est une agréable surprise.

La phrase à retenir ? « Les futurs médecins se rapprochent plus du reptilien que de l’être humain ! » en référence à la quantité de connaissances à assimiler par les étudiants pour passer leurs examens.

Ce film est très bon et très instructif, regardez-le avec plaisir, en espérant qu’il ne dégoûtera personne de la PACES !

Au cinéma Le Rex de Chauvigny jusqu’au 22 octobre !

Elsa

EN AVANT, STACCATO !

Staccato, le court-métrage de l’atelier cinéma 2017-2018 ! Un projet créé et réalisé en 8 mois faits de discussions, de progressions et de demi-tours, de rires et de doutes… bref, 8 mois passionnants et bien remplis !

LA CRÉATION D’UN COURT-MÉTRAGE

L’atelier cinéma du lycée, qui existe depuis 10 ans, a pour objectif de proposer une expérience polyvalente dans le domaine du cinéma aux élèves intéressés. Du synopsis aux dialogues, de la mise en scène au montage en passant par la prise de vue et de la prise de son… sans oublier la laborieuse organisation, tout y passe ! Les élèvent sont encadrés par un professionnel : Alexis Bitlikiothis guide et fournisseur du matériel audio-visuel. Selon les années, les fonctions (scénario, réalisation, prise de vue, prise de son, etc) sont attribuées individuellement ou tout est fait collectivement (en fonction du nombre d’élèves et des envies de chacun).

Générique

Créer un court-métrage, c’est long et difficile. Les participants ont pour premier but de mener le projet jusqu’au bout, et pour deuxième but d’expérimenter la création artistique. Donc chaque année le court-métrage est « expérimental » et d’un niveau amateur… Soyez indulgents !

La critique et les interviews après le lien, bon visionnage !

POURQUOI CE NOM ?

Eh non, Staccato ne s’est pas vu donné un nom au hasard ! « On a choisit le nom de Staccato car c’est un terme musical qui signifie une composition saccadée, quelque chose d’assez segmenté, ce qui correspondait bien au principe du jump-cut [NDLR : explication du jump-cut au paragraphe ci-dessous] » nous confie Ilona Gossé, assistante-réalisatrice du film.

UN COURT-MÉTRAGE QUI EXPÉRIMENTE

Dans Staccato, c’est le jump-cut qui est mis à l’honneur ! Ce procédé cinématographique consiste à supprimer lors du montage les raccords entre chaque plan, créant alors un décalage voulu. Mais quel est son intérêt ? D’après Ilona,« on a choisit le jump-cut parce que c’est un procédé que l’on retrouve souvent dans les vidéos YouTube et qui sont très tendances ».

UN PARI RÉUSSI

D’apparence peu sophistiquée et quelque peu hasardeuse à prime abord, le jump-cut a pourtant ici tout son intérêt. Il accompagne merveilleusement les pas de danse esquissés par J-C plein d’énergie et d’entrain.

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Mais il accompagne aussi audacieusement sa déception lorsqu’il apprend son exclusion du groupe. Et ne parlons pas de la scène de réveil difficile qui se répète grâce au jump-cut, soulignant la fatigue du héros. Cette technique privilégiée insuffle donc un style nouveau et très frais quant au dynamisme du film.

ET LES ACTEURS, ILS ONT EN PENSÉ QUOI ?

Emma Fritel -alias Noémie- qui prête sa voix durant le concert nous confie : « J’ai adoré parce que franchement l’équipe était génial, tout le monde était hyper motivé et c’était trop drôle. On s’est vachement bien amusé ».

Emma

Comment t’es tu retrouvée actrice dans ce court-métrage ?
« Ma directrice du club de musique m’a dit que le club cinéma cherchait des musiciens et moi je pensais à la base que c’était pour faire de la musique, et pas pour être acteur ! Donc j’ai proposé ma candidature… et au final je me suis retrouvée embarquée dedans ! »

Lucas Fraigneau -aliais Matthieu le batteur- s’est tellement investi dans son rôle qu’il semblerait qu’il se soit déteint sur lui… « Quand on tourne un film en tant qu’acteur, je suis obligé de jouer tout le temps mon rôle ! Là je suis Matthieu pas Lucas ! Vous comprenez ? »

Lucas

Il paraît que tu as remplacé à la dernière minute un acteur. Est-ce vrai ?
« Totalement ! J’ai inventé un morceau de batterie pendant le tournage ».

BONUS : L’AVIS DE LA RÉALISATRICE

« J’ai beaucoup aimé le projet de cette année, on a beaucoup réfléchi et ri à propos des mésaventures de J-C, et le tournage était tout aussi sympathique ! Globalement les acteurs et les figurants ont étés très impliqués, patients et motivés, un immense merci à eux !! Pour finir, il me semble que la réalisation 2017-2018 est une réussite sur un point très important à mes yeux : la progression ! Je trouve que Staccato est beaucoup plus abouti que 24:53, le court-métrage de l’année dernière. Mais si vous, les lecteurs, voulez en juger par vous-même, n’hésitez pas à visiter la chaîne YouTube « animation culturelle lycée Camille Guérin » [lien de 24:53https://www.youtube.com/watch?v=BUNtgO_8v1U ] Vous y trouverez Staccato et les archives des années précédentes ».

Marina BONY et Gabrielle JOSSAUD

Reg’art: LE CRIME DE L’ORIENT EXPRESS

Date de sortie au cinéma : le 13 décembre 2017

Réalisateur : Kenneth Branagh

Titre original : « Murder on the Orient Express »

Le film est adapté d’un roman du même nom de la célèbre romancière britannique Agatha Christie publié pour la première fois en 1934. Comme son nom l’indique, l’intrigue se déroule dans l’Orient Express (train reliant les villes de Paris, Vienne, Venise et Istanbul depuis 1883) et met en scène le personnage mythique d’Hercule Poirot. Pendant ses vacances et à peine monté à bord du train, le détective se retrouve encore une fois malgré lui plongé en plein cœur d’une affaire de meurtre : l’un des passagers de l’Orient Express est retrouvé mort au petit matin dans sa couchette, assassiné à l’aide de 13 coups de couteaux successifs portés à la poitrine. A la découverte du corps, panique à bord, le coupable se trouve forcément à bord du train ! C’est donc à Hercule Poirot de mener cette nouvelle enquête et tout les passagers deviennent des suspects potentiels…

Pourquoi aller voir ce film ?

Tout le génie d’Agatha Christie se ressent dans ce long métrage au suspens magistral. En effet, impossible de deviner l’issue de l’enquête si vous n’avez pas lu le livre auparavant. De plus, le casting du film est extrêmement intéressant : on observe la présence de Pénélope Cruz, Johnny Depp ou encore le réalisateur du film lui même dans le rôle principal qui nous offrent un jeu d’acteur juste et puissant. Enfin, il existe dans ce film une richesse de plans qui accentuent le réalisme de l’histoire en nous invitant à nous figurer comme de réels passagers de l’Orient Express.

On peut noter toutefois l’existence d’un film en « deux parties » :

Tout d’abord, la première heure se ressent comme plutôt longue, l’action principale tarde à démarrer.

Ensuite, la seconde heure passe quant à elle beaucoup plus rapidement puisque chacun des éléments se succèdent jusqu’à la résolution et nous laissent quelques fois tout juste le temps de comprendre ce qui se passe.

Cependant, ce léger bémol n’enlève rien à l’extraordinaire talent d’Agatha Christie pour nous plonger dans l’univers passionnant des romans policiers et à la très bonne adaptation de l’oeuvre faite par K. Branagh. Courez au cinéma avant qu’il ne soit trop tard !

Elsa

 

Reg’art: MARQUER LES OMBRES

Titre original : Carve the mark
Parution mondiale : 17 janvier 2017

Veronica Roth est l’auteur de la série à succès Divergente, la plupart d’entre vous, à défaut d’avoir lu cette trilogie, a peut-être regardé l’une des adaptations cinématographiques de l’histoire, ou bien tout simplement entendu parler de cette dystopie qui a convaincu de nombreux lecteurs et compte aujourd’hui de nombreux fans. Marquer les ombres était très attendu par la critique ; sur les réseaux sociaux et différents blogs les avis sont mitigés. J’ai pour ma part lu ce livre au mois de juillet et l’ai beaucoup apprécié :

(suite…)