Le Camillien du mois

LE CAMILLIEN DU MOIS : ENGAGÉE DANS BUDDY SYSTEM RÉFUGIÉS

Article rédigé par Pomme

Aujourd’hui dans le Camillien du mois nous allons vous présenter une élève de terminale S très engagée : Mathilde Muzard. Mathilde fait partie depuis peu de l’association Buddy System Réfugiés. Qu’est-ce que le programme buddy system ? Le but de ce programme est que chaque étudiant étranger puisse avoir un parrain qui pourra lui faire découvrir la culture française par le biais de cours de français ou encore de diverses sorties culturelles afin de faciliter l’intégration de chaque étudiant. Mathilde y est donc bénévole et a accepté de répondre à quelques questions.

Comment as-tu connu l’association ?

« Des amies avaient entendu parler d’une page Facebook d’une association sur Poitiers pour apprendre le français à des réfugiés. Elles s’étaient renseignées, les avaient contactés et ils leur ont dit qu’il y aurait une réunion d’information/d’inscription en tant que groupes de bénévoles. Elles y sont allées, m’ont fait un résumé de la réunion et se sont inscrites puis je me suis greffée à leur groupe. « 

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Quelles étaient tes motivations et pourquoi tu as-voulu t’engager ?

« À vrai dire j’ai juste complètement adhérer à l’idée sans qu’on ne m’explique ce qu’il fallait faire. Je me suis juste dit qu’on nous offrait la chance de les aider à notre échelle (sans travail ni permis de conduire il nous était impossible de leur procurer de la nourriture, un logement, des vêtements ou bien encore de faire des trajets pour les emmener aux sorties de l’association etc). Au début j’ai commencé car ça m’est apparue comme une évidence, qui pourrait refuser d’être utile ? De plus on ne leur apporte pas que de simples cours de français, mais on leur permet aussi de rencontrer des français, de les faire sortir avec un but, d’aider à leur intégration, de les accueillir à notre manière. Mais je sais que pour les autres les motivations sont variées. Les aider (bien sûr toujours la première raison), être dans UNE association pour le marquer dans un dossier, par conviction personnelle selon le vécu ou l’histoire familiale, etc. « 

Comment tu gères ta vie lycéenne et l’association ?

« Quand on est vraiment motivé, on trouve toujours le temps. Je ne suis sans doute pas le meilleur exemple pour parler d’organisation, mais vraiment les cours, les sorties/activités et ça c’est gérable. Par exemple je sais que je n’ai que le samedi et le mercredi de libre (excepté les soirs de cours où je révise), alors je consacre mon mercredi et souvent mon samedi après-midi au lycée et le samedi matin aux Buddies. On a moins de « temps libre » c’est sûr, mais ils en valent vraiment la peine. Et à tous ceux qui pensent qu’ils n’auront pas le temps, c’est vraiment une question de choix. Les volontaires ont entre 16 et 30 ans, ils ont donc tous des contraintes différentes. Certains sont à la fac, d’autres au lycée, des collégiens veulent essayer, dans d’autres villes avec ce genre d’associations certains travaillent, ont une famille etc. Mais si on reste dans notre groupe, on fait tous 8h-18h, certains font du sport après les cours, d’autres préparent des concours (et donc maintiennent une bonne moyenne),… Personne n’a l’excuse du temps ; on choisit juste entre des loisirs et l’association. « 

Comment marche l’association ?

« C’est vraiment une toute petite association (une centaine de bénévoles et presque autant de Buddies, dont certains qui n’ont pas encore de cours de français). Alors son fonctionnement est assez simplifié : elle est gérée par 2⁄3 étudiants de Poitiers qui forment les groupes, répartissent les réfugiés, cherchent des partenariats avec des groupes sportifs qui acceptent de leur fournir des abonnements gratuits, idem avec le TAP ou le Confort Moderne par exemple pour que les Buddies puissent assister à différents événements tels que des spectacles des concerts, etc. De temps en temps ils organisent même des meetings avec tous les bénévoles et réfugiés pour souder l’association. Ainsi il suffit juste de les contacter via la page Facebook Buddy System Refugee ou par téléphone. Dès que c’est fait, on peut former notre groupe (de 2⁄3 personnes minimum) et ces administrateurs attribueront ensuite les Buddies. Après, il revient au groupe de s’organiser pour trouver chaque semaine l’heure et le jour où le maximum de Buddies et de bénévoles pourront assister au cours. C’est mieux bien entendu de préparer son cours au préalable, mais il est toujours possible d’improviser une compréhension orale ou écrite ou de développer leur expression orale selon leurs niveaux et leurs envies. Les niveaux d’ailleurs des Buddies sont très variés : on peut faire apprendre la conjugaison du verbe avoir comme débattre de politique ou de polémiques actuelles. À nous de nous adapter à chacun et de les faire progresser au maximum. C’est pourquoi tout le monde peut être bénévole : la seule exigence est de parler français. Même sans pédagogie remarquable, vraiment c’est accessible et utile. Il n’y a aucun professeur de langue dans l’association : juste des personnes motivées et qui font de leur mieux. « 

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Que retiens-tu de cette expérience ?

« Je pense que c’est la meilleure expérience de ma vie. Nous avons rencontré des personnes incroyables. Leurs histoires sont touchante quant à leur culture et leur positivité sont enrichissantes. Les rencontrer fait beaucoup réfléchir et nous a fait comprendre qu’on ne s’investira jamais assez vis-à-vis de tout ce qu’on a à leur offrir, ou du moins ce qu’on devrait. J’aimerais vraiment que toutes les personnes pour la fermeture des frontières et qui jugent les réfugiés/migrants comme des chiffres et non comme des êtres humains qui ont besoin d’aide, comme ce sera peut être l’inverse dans quelques années, les écoutent vraiment. Qu’ils écoutent tout ce qu’ils ont traversé et voient leur soif de s’intégrer et de s’accrocher à une vie décente, que tout homme devrait être en droit de réclamer et d’obtenir. J’aimerais qu’ils réalisent qu’ils condamnent des innocents par ignorance volontaire ou par des préjugés infondés. J’aimerais qu’ils ne les voient pas comme des migrants qui auraient commis le crime de fuir un pays en guerre et d’oser passer une ligne au-delà de laquelle on est prêt à les déporter dans le sens inverse, mais comme des Safi, des Ayman, des Osman. Des personnes qui avait peur de perdre une sœur, un père, quand ici on a peur d’une hausse de taxe ou de la perte d’un emploi. « 

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LE CAMILLIEN DU MOIS : ENGAGÉ CONTRE LE HARCÈLEMENT

Cette année, trois élèves du lycée Camille Guérin sont devenus ambassadeurs contre le harcèlement. William Gregory, Anthony Audoux et Hervé Djasrabé se sont portés volontaires pour participer au dispositif des ambassades lycéennes mis en place par l’Éducation Nationale. Nous avons rencontré William, le plus jeune des élèves engagés, pour lui poser quelques questions.


Est-ce que tu as déjà été engagé dans cette cause ou dans une autre ?

Eh bien oui ! L’année dernière, la classe de William menait un projet autour de la laïcité. De sa propre initiative William a proposé à sa professeure principale de parler de ce beau projet aux plus jeunes élèves de son collège. La proposition a été acceptée, et William s’est préparé à exposer le projet des 3ème aux 6ème. Mais au dernier moment, la veille de la présentation, il s’est dit « Ça serait bien de ne pas seulement leur présenter un projet, mais d’essayer aussi de faire quelque chose avec eux ». Le matin même, l’élève qui n’a pas froid aux yeux propose son idée à sa professeure, qui lui fait confiance, et voici le projet lancé !

Et ce n’est pas tout ! Cette année, le hasard a voulu que les professeurs de 2nde7 proposent à leurs élèves un projet… de lutte contre le harcèlement ! Voici donc William à nouveau projeté dans le sujet. Après une intervention de deux heures animée par l’infirmière du lycée, les élèves se sont répartis en dix groupes.

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Au cours de l’année chaque groupe a créé une affiche ou une vidéo comme support de sensibilisation (malheureusement les élèves vidéastes ont eu de grosses difficultés avec l’écriture de scénario et avec le matériel, les créations de vidéos sont donc au point mort). Mais les affiches seront bientôt exposées au CDI, et toutes les créations seront publiées sur le blog du Camillien. De plus, les élèves de la classe devraient bientôt exposer leur travail aux autres classes de seconde et discuter avec eux du harcèlement scolaire, afin de transmettre leur travail de sensibilisation.

En quoi consiste le rôle d’ambassadeur lycéen au sein de l’établissement ?

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Les trois élèves ambassadeurs du lycée (de gauche à droite) William, Hervé et Anthony

Les ambassadeurs lycéens sont des élèves chargés de participer à la lutte contre le harcèlement dans leur lycée, notamment en intervenant auprès des élèves pour leur parler de ce problème majeur. Les ambassadeurs mènent des projets et participent à ceux des adultes. Ainsi la sensibilisation est faite par et pour les jeunes. L’Éducation Nationale espère que ce dispositif rendra la sensibilisation la plus efficace possible. En février les ambassadeurs lycéens de tout Poitiers se sont retrouvés au lycée du Bois d’Amour lors d’une journée de formation, afin d’aborder leur mission dans les meilleures conditions possibles. Ils ont d’abord discuté de la définition du harcèlement, de ses causes et de ses conséquences, ainsi que de ses acteurs et des solutions pour y remédier. En fin de journée ils ont envisagé des projets à mettre en place dans leurs établissements (vous aurez bientôt des nouvelles des projets mis en place à CG) !

Et toi William, comment es-tu entré dans ce dispositif ?

Mme Becognée-Perreira savait que William voulait s’investir dans la vie du lycée. Elle a pensé que la mission des ambassadeurs lycéens pouvait l’intéresser et lui a donc proposé d’être volontaire. Il a tout de suite accepté.

Pourquoi est-ce que t’engages-tu dans le lycée ?

« Je ne travaille pas que pour moi », répond-il. William est un élève sérieux, et il veut que ses camarades réussissent aussi. Il n’hésite jamais à prendre du temps pour aider ses camarades dans leur devoirs car pour lui, l’école doit être un lieu humain, où chacun cultive de bonnes relations avec les autres. La réussite de tous les élèves en dépend. Dans cette idée de contribuer à un lycée dynamique et solidaire, William veut s’engager en participant activement.

Et dans le futur, quelle sera la suite de ton engagement ?

Premièrement, le rôle d’ambassadeur lycéen va bien occuper le volontaire dans les années à venir. Et pour ce qui est de la suite… William voudrait devenir professeur et continuer à aider les élèves de son mieux.

Gabrielle Jossaud

Alexia De Carvalho – Call of Event

En octobre 2017, Alexia De Carvalho lance sa Junior Association (JA), « Call of Event », qui ne cesse aujourd’hui de grandir. En effet, au début seuls quelques amis l’accompagnaient, puis le bouche à oreille a permis de gonfler l’effectif de son équipe jusqu’à une douzaine de jeunes entre 11 et 18 ans. Le but de cette Junior Association ? Participer à l’organisation de grands événements (aussi appelés
« conventions »), comme le Japon Tours Festival ou la Gamers Assembly.

Passionnant. C’est l’adjectif qui résumerait bien l’activité de cette association. Dans la bouche d’Alexia, ce serait plutôt « ultra cool ». Ou « grave bien ». Quand Alexia parle de « Call of Event », ça donne clairement envie. Effectivement, quand quelqu’un a besoin d’aide pour organiser un évènement, qu’on a besoin de staffs pour le gérer, ce sont des associations comme celle d’Alexia auxquelles on fait appel. Lors de ces events, la JA peut exercer un panel de professions très variées : des métiers de la logistique comme l’hôtellerie, la restauration, le service, mais aussi le journalisme, la présentation à la télévision ou sur la radio, l’animation, l’éclairage, l’organisation de défilés cosplays, le sponsoring etc…

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Portrait d’un voyageur

 

Elève de terminale L en LV3 Chinois, Louis Héneault a passé 2 concours, le Hanyuqiao (Pont vers le Chinois) et l’Ecriture chinoise, à l’issue desquels il a été récompensé par une incroyable aventure à l’autre bout du monde. En effet, du 12 au 30 octobre, Louis, avec 300 autres sinisants issus de 90 pays différents, est parti explorer le plus grand pays de l’Asie de l’est : la Chine. Il a accepté de nous dépeindre le paysage de ce pays qui le fascine tant à travers deux villes qu’il a eût la chance de découvrir : Pékin et Kunming !

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