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MINI INTERVIEW DE YUKIM, JEUNE DUO DE RAPPEURS DU LYCÉE

Article rédigé par Marina BONY

Suite au concert de Noël (20 décembre 2018), nous sommes allés poser quelques questions au groupe Yukim, deux jeunes rappeurs du lycée, Aymeric Fostier (en classe de 1ère) et Achille Rat (en 2nde). Ils nous ont interprété sur la scène quatre titres dont trois sont de leur composition : « Radio », « Route du temps », « Point mort » ainsi qu’une chanson de Columbine « Âge d’or »

Était-ce votre première apparition sur scène ?

« Oui, c’était la première fois ! […] On est déjà montés sur scène dans le passé, pour du théâtre cependant. »

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Alors ? Qu’en avez-vous ressenti ?

« C’était une super expérience, on s’était beaucoup préparés et on a adoré être sur la scène. […] On a fait pour l’instant un duo et deux solos. On voulait voir ce dont on était capable chacun de notre côté. »

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« On voulait voir ce dont on était capable chacun de notre côté »

D’ailleurs, en parlant de votre duo, comment vous êtes-vous rencontrés ?

« On se connaît depuis 4 ans, grâce au collège, on avait les mêmes centres d’intérêt et les mêmes délires donc on est rapidement devenu de très bons potes. »

Question indiscrète… De nouvelles chansons arriveront-elles cette année ?

« Ah ah c’est la fameuse question ! Alors en ce moment on bosse sur un nouveau format de musique, un truc plus libre et plus court, une sorte de freestyle. On aime bien parler des thèmes récurrents de la vie des ados, du style l’amour, l’impatience, les amis, les passions… »

Oui, je crois que ça s’est senti pendant le concert…

« C’est vrai ? Tant mieux alors ! On pense raccourcir pour cette nouvelle chanson le temps de l’instrumental et parler plus vite pour donner un final assez court. […] C’est dans notre viseur, on s’y donne à fond, ça arrive bientôt ! »

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Tu as envie de savoir ce que ça donne ? Visite leur chaîne YouTube : [ https://www.youtube.com/channel/UCTLTEKLuR4NUrHFGkCmT9lg ]

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LE CONCERT DE NOËL EN PHOTOS

Article rédigé par Marina BONY

Quelques lumières colorées qui éclairent les murs, une température ambiante, et des jolies voix qu’on entend de l’extérieur de la salle polyvalente. Ça ne vous rappelle rien ? Moi si : jeudi 20 décembre de 12h30 à 14h45, le concert de Noël du lycée !

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Après s’être rassasié du repas de la cantine, beaucoup d’élèves ont convergé vers le concert, attendant à l’extérieur de la salle leur tour pour passer (la limite de personnes maximum ayant été fixée à 150 pour des raisons de sécurité). De multiples genres de musique ont résonné à l’intérieur de la salle : pop, rap, rock, punk, soul, et l’incontournable All I want for Christmas is you… En tout, 17 musiciens et chanteurs sur scène. Bravo à eux pour leur prestation !

Voici quelques-unes de leurs réactions, peu après le concert :

  • Nina, qui nous a interprété « Flou » (Angèle) et « 27 club » (Adore Delaro) au ukulélé« Je fais partie du club musique. J’y étais pas l’année dernière, ce que j’ai pas mal regretté et j’ai pas fait la faute cette année !  […] C’était super cool et je suis bien contente d’avoir participé pour voir tout le concert du début à la fin, il y avait plein de styles différents et de bons groupes !« concert CG 2018-4948.jpg

  • Emma, qui a repris « Make you feel my love » (Adèle) et étant également responsable du club de musique nous confie : « On était clairement mieux organisé cette année, on a pu éviter les débordements, tout en offrant au public une performance plus exigeante et plus diversifiée« .

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Je vous laisse maintenant revivre le concert à travers une rétrospective en photos, prises par notre (merveilleuse) photographe, Gabriellex

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N’hésitez pas à mettre en commentaire votre ressenti/avis !

SERVICE NATIONAL UNIVERSEL : TOUS CONCERNÉS

Rédigé par Gabriellex

Chaque année en France environ 780 000 lycéens se font recenser et participent à une JDC (Journée de Défense et de Citoyenneté) dans un centre du service national à proximité de chez eux. Seulement, ce chiffre est théorique car il est possible de ne pas se rendre à sa JDC. Le certificat de participation qu’on y reçoit est obligatoire pour passer un examen public (baccalauréat, CAP, permis de conduire, etc), mais 4% des jeunes n’y assistent quand même pas. Le taux d’absentéisme est variable selon les régions, il dépasse les 12% (!) en région parisienne. Et selon un rapport de la Cour des Comptes datant de 2016, l’absentéisme n’est pas le seul problème de l’actuelle JDC. Par conséquent, fidèlement aux projets de campagne d’Emmanuel Macron, la JDC va être remplacée par le SNU (Service National Universel). Le projet a été rendu public lors d’un Conseil des ministres en juin 2018. Plusieurs consultations publiques ont eu lieu en septembre et octobre, en ce moment un groupe de travail composé de sept membres est chargé de réfléchir à la mise place du SNU. Une première génération de lycéens devrait expérimenter ce nouveau dispositif en juin 2019 (« quelques centaines, voire milliers de jeunes » participant sur la base du volontariat). Gabriel Attal, secrétaire d’Etat chargé de la mise en place du SNU, déclare que le gouvernement « veillera à ce qu’ils [les volontaires] soient représentatifs de la jeunesse française ». Seriez-vous volontaire pour participer à cette expérience ? Lisez l’article du Camillien pour le savoir !

ALORS LE SNU, QU’EST-CE QUE C’EST ?

Pour l’instant le SNU est un projet, donc en évolution, dont une grande partie est encore floue. Cependant certains points sont déjà acquis : le SNU sera composé de trois parties. La première durera deux semaines et se déroulera obligatoirement en internat. Selon le dernier rapport du gouvernement, ce sera pour les jeunes « l’occasion de s’éloigner de leur cadre quotidien » et ainsi de brasser les populations de différentes régions et de différents milieux sociaux. La seconde partie durera aussi deux semaines, et sera dédiée à un engagement concret. L’internat n’y sera pas obligatoire. On sait déjà que quinze jours se dérouleront sur des temps scolaires, et les quinze autres pendant des vacances. Donc les lycéens devront planifier leurs projets personnels et scolaires en fonction de cette contrainte. Après le premier mois de service obligatoire, les jeunes de 16 à 25 ans pourront choisir de s’engager dans une troisième partie de trois mois au minimum, dans un domaine choisi (aide sociale, protection du territoire, protection de l’environnement, etc). Cette troisième phase pourra prendre des formes diversifiées, par exemple le Service civique sera sûrement intégré dans le dispositif du SNU. Pour encourager les jeunes à s’investir dans la vie du pays et à vivre leur citoyenneté, les participants à cette troisième partie devraient avoir des avantages. Gabriel Attal a récemment précisé que les acteurs du projet sont « en pleine réflexion pour valoriser cet engagement auprès de l’enseignement supérieur ». Donc peut-être que la troisième partie sera un moyen de se démarquer dans ses études… Pour le reste – c’est à dire le contenu précis, le choix des encadrants, le budget, les modalités d’hébergements, etc – le groupe de travail est en pleine réflexion. Des pistes ont déjà été rendues publiques, mais rien n’est officiellement décidé. L’objectif du gouvernement est de rendre le SNU progressivement universel, avec 50% de jeunes participant à ce dispositif en 2022, puis 100% de la tranche d’âge participant en 2026 au plus tard.

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EST-CE QU’ON EST EN TRAIN DE VOIR LE RETOUR DU SERVICE NATIONAL EN FRANCE ?

Non, le SNU ne sera pas un nouveau service militaire. La formation ne comportera pas uniquement des aspects militaires, loin de là (→ plus de détails dans « Les jeunes donnent leur avis »). Le gouvernement met en valeur « la culture de l’engagement » et la citoyenneté. L’objectif est de former les jeunes citoyens à la vie en collectivité, au contact d’autres jeunes venus de milieux sociaux très divers et de professionnels ou bénévoles agissant quotidiennement pour le bien commun. Selon le gouvernement, ce dispositif servira à mettre en valeur toutes formes d’engagement. Cependant, un des trois objectifs principaux du SNU sera de faire « prendre conscience à chaque génération des enjeux de la défense et de la sécurité nationale » (site officiel du gouvernement). Le groupe de travail réfléchissant aux modalités du SNU est dirigé par Daniel Ménaouine, général de corps d’armée, donc un militaire. Et sur le site officiel du gouvernement, à la page dédiée au SNU, on peut lire que « chaque jeune sera encouragé […] à poursuivre volontairement une période d’engagement d’une durée d’au moins trois mois ». Les domaines d’engagement sont variés… Mais seules les options « liées à la défense et la sécurité » sont détaillées. En bilan, on constate que le patriotisme et la Défense sont un axe important de ce projet, ce qui constitue un point commun de taille entre le nouveau SNU et l’ancien Service militaire. Mais les différents domaines d’engagement possibles différencient bien le SNU d’un Service militaire.

 

LES JEUNES DONNENT LEUR AVIS

Dès début 2018, lors de l’annonce du projet de créer le Service National Universel, les jeunes ont donné leurs avis de différentes manières. Les premières réactions ont été largement hostiles. Des syndicats étudiants (notamment l’UNEF) et des réseaux d’associations étudiantes (par exemple Animafac) se sont prononcés contre le caractère obligatoire de ce dispositif, dénonçant un projet « infantilisant », qui pourrait « braquer la jeunesse » en dénaturant le principe même d’engagement, qui est le volontariat. La volonté de développer la citoyenneté des jeunes a offusqué certains milieux étudiants, déjà très investis dans les syndicats et les associations pour défendre la justice sociale, l’écologie, et d’autres causes. Depuis ces réactions peu avenantes, le gouvernement a organisé en septembre et octobre 2018 des sessions de consultation de la jeunesse, dans lesquelles les membres du groupe de travail et d’autres personnalités politiques, comme Gabriel Attal, se sont déplacé pour rencontrer les jeunes et débattre avec eux des intérêts et modalités du futur SNU. Et en parallèle un sondage en ligne a permis à tous les jeunes qui le souhaitaient de donner leur avis sur le sujet. Il permettait notamment d’indiquer quels domaines de formation leur paraissaient les plus intéressants. Rendus publics la semaine dernière, les résultats de ce sondage sont plutôt encourageants pour le gouvernement : seulement 25% des jeunes interrogés se sont déclarés formellement opposés à ce projet. 34% des jeunes sont curieux de connaître son évolution, et 75% pensent qu’il y a au moins une part d’éléments bénéfiques dans le projet. Ce rapport nous apprend aussi que les formations les plus demandées sont les suivantes : premièrement apprendre à réagir intelligemment en cas d’attaque terroriste, deuxièmement apprendre à s’investir concrètement dans la cause écologique. Il est donc très probable que ces deux sujets tiennent chacun une place importante dans le SNU. 64% des votants ont également exprimé leur intérêt pour un bilan de santé complet lors de leur séjour dans un centre de formation.

Maintenant il est difficile de prédire la tournure que prendra le SNU, car de nombreux détails déterminants ne sont pas fixés. Au micro de RTL, Gabriel Attal a déclaré « Les jeunes auront envie de le faire ». Seuls l’avenir et les retours d’expériences nous diront si le secrétaire d’Etat avait vu juste, ou s’il était trop optimiste…

 

LES PREMIERS DES SECONDES

Ça y est, la génération des 2003 débarque au lycée : timides et appréhensifs selon les professeurs, surexcités voire agaçants pour les anciens, il y en a qui ont cependant su dès le premier jour conclure leur rentrée avec une petite victoire. Effectivement, les 2ndes 6 et 9 sont les deux classes gagnantes du jeu qui a opposé les neuf autres classes. Un jeu, conçu par les CPE et les élèves bénévoles qui consiste à remplir le mieux possible un quiz portant sur les différents clubs du lycée. Bravo aux vainqueurs !

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La 2nde 9 !

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La 2nd 6 !

Évidemment, leur récompense n’est pas tant extraordinaire (si ce n’est d’apparaître ici…), mais elle offre aux deux classes ex-aequo un bon départ, de bonnes bases pour l’année ! Ce jeu avait en effet pour but de créer l’entraide et l’esprit d’équipe, valeurs indispensables dans une classe : ce qui n’empêchera pas néanmoins les incontournables querelles et crêpages de chignons en milieu d’année…

Quel programme ? Le 3 septembre au matin, chaque élève rejoint sa classe et fait la rencontre de son professeur principal (avec lequel il faudra s’entendre jusqu’au bout de l’année…). Distribution des emplois du temps et des papiers administratifs, les élèves bénévoles (1ères et Term de cette année) leur font ensuite la visite du lycée, jusqu’à les emmener à ce que leurs estomacs réclamaient plus ou moins silencieusement depuis quelques heures déjà : autrement dit au self ! S’étant restaurés, les nouveaux élèves ont eu ensuite la liberté de déambuler parmi les différents stands des clubs du lycée : BIA, chinois, cinéma, citoyenneté, CVL, journal, MDL, musique (qui avait pour l’occasion d’ailleurs organisé un petit concert) ! Chacun des stands a eu l’occasion de se présenter aux secondes (pour ceux qui n’étaient pas obnubilés par les questions du quiz). Pour notre part, le journal a pu se documenter auprès des élèves sur leurs impressions sur cette journée d’intégration. Outre ceux qui nous partageaient les joies du T-shirt blanc de Stensy, et les nostalgiques de ces grandes vacances « Cet été il était trop bizarre c’est fouuu ! », la majorité d’entre eux ont trouvé la « journée sympathique » ou ont bien « rencontré des gens fabuleux ». D’autres enfin se sentaient inspirés, ou juste pressés d’aller en cours d’anglais : « I used to live there before I knew you ».

Sous une autre forme, notre dessinateur a lui aussi saisi les personnes qui passaient au-devant de notre stand (bénévoles, secondes, ou simples futurs terminales qui venaient au lycée un jour en avance, sans doute que celui-ci leur manquait trop).

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Enfin, l’après-midi fût tout aussi chargée. Entre activité de jeux de société dans la salle polyvalente, speed-dating (technique d’approche pratique en cas de coups de foudre d’un/e joli/e camarade) et activités physiques au gymnase, les secondes n’ont pas chômé (c’est un peu le but de l’École en même temps…). Mais heureusement à 16h30, tout était fini : les secondes étaient enfin délivrés, le temps d’une nuit cependant. Car le lendemain, la logique infernale des cours reprenait, et pas seulement pour les secondes ! Les anciens avaient aussi le droit à cette joie, à 8h pile, sans cérémonies, sans concerts ni speed-datings. Mais cette routine qui revenait les empêchait-ils d’être moins stressés que leurs homologues en seconde ? C’est ce que nous sommes allés vérifier, grâce à Mathieu Pitaud en TS4, qui a bien accepté de répondre à nos questions. Effectivement, celui-ci nous avoue, en perspective du parcours du combattant qu’est Parcoursup, qu’il stresse davantage pour son avenir post-bac que pour la rentrée : « Je me dis qu’il faut que j’ai un bon bulletin pour être accepté où je veux ». Même si Mathieu souhaite naturellement un bon emploi du temps, en adéquation avec ceux de ses amis : « L’emploi du temps de mes rêves, c’est que j’ai beaucoup d’heures de pauses en commun avec mes potes », et la rencontre de nouvelles personnes dans sa classe : « J’ai envie de connaître d’autres gens je veux pas rester avec la même classe ». Enfin, dernier souhait de Mathieu : « un bon prof de maths et de physique » ; chose non négligeable lorsque l’énorme bac S nous attend pour la fin de l’année !

Marina BONY

ÉLECTIONS DU CVL : LES CANDIDATS !

Comme vous savez, jeudi 11 octobre entre 9h et 16h auront lieu les élections des membres du CVL (Conseil des délégués à la Vie Lycéenne) ! Mais qui sont les candidats ? Et à quoi ressemblent-ils ? Nous avons pour vous décrypter leur profil (à la loupe, ça va de soi) : projets, motivations, imperfections de la peau… C’est parti !

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LUCAS FRAIGNEAU & MAXIME ÉNEAU

  • Si vous aimez les personnes indépendantes et les tractopelles, c’est pour eux qu’il faut voter !

Description. Titulaire : Lucas Fraigneau en TS4. Son suppléant : Maxime Éneau 2nd5.

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Lucas !

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Maxime !

Projets. 1) Changer les conditions de travail des élèves (CDI, foyer, permanence) en poursuivant par exemple l’aménagement des endroits du lycée (comme cela s’est passé en début d’année pour le CDI, en partie grâce à Lucas). 2) Maximiser la communication des différents projets menés par le lycée en créant par exemple un compte Instagram du lycée remplaçant ainsi les affiches des clubs qui traînent actuellement dans l’établissement (et une mesure écologique en plus !).

Motivations. Lucas avoue aimer « passer du temps sur ces questions-là« . Améliorer la vie lycéenne est quelque chose qui lui tient donc à cœur ! Il est en effet très familier avec « ce monde-là » [NDLR: l’aspect administratif du lycée]. Si vous souhaitez quelqu’un de motivé, votez pour le duo Lucas-Maxime !

 

NINA GARON & MARILOU ROY

  • Si vous aimez les personnes gentilles et sympas, c’est pour elles qu’il faut voter !

Description. Titulaire : Nina Garon en 2nd3. Sa suppléante : Marilou Roy en 2nd3.

Projets. Nina Garon souhaite se présenter aux élections du CVL et ainsi participer au bon fonctionnement du lycée. Elle a pleins d’idées, est attentive envers les autres et n’hésite pas à s’exprimer en cas de besoin.

Motivations. Nina est travailleuse, et a été trésorière dans une association. 

 

ANOUK GAUTHIER & GUILHEM MESNIER

  • Si vous aimez les personnes méticuleuses, c’est pour eux qu’il faut voter !

Description. Titulaire : Anouk Gauthier en TS2. Son suppléant : Guilhem Mesnier 2nd4.

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Projets. 1) Améliorer les espaces dédiés aux élèves (CDI, foyer, permanence) en passant par la création d’une salle informatique ainsi qu’une cafétéria au foyer. 2) Faire au lycée des semaines à thèmes(culturelles). 3) Envisager des partenariats avec la maison de quartier de la Gibauderie (dont Anouk est administratrice).

Motivations. Anouk place en première ligne la communication au sein de Camille Guérin : « j’aimerais informer un maximum les élèves, écouter leurs envies et transmettre« . Elle souhaite également l’amélioration de la vie au lycée. Si vous désirez un maximum d’interaction durant l’année, votez pour le duo Anouk-Guilhem !

 

ILONA GOSSÉ & BAPTISTE SIBELLAS

  • Si vous aimez les personnes ambitieuses et qui restent elles-mêmes en toutes circonstances, c’est pour eux qu’il voter !

Description. Titulaire : Ilona Gossé en TL. Son suppléant : Baptiste Sibellas en 1S2.

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Ilona !

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Baptiste !

Projets1) Faire passer les messages au sortir des différents conseils de l’année. 2) Demander plus souvent l’avis des élèves par l’intermédiaire de sondages. 3) Réitérer la disposition de panneaux dans les lycée afin que n’importe quel élève puisse s’exprimer sur le sujet de son choix.

Motivations. La première motivation d’Ilona, c’est de représenter l’internat au CVL avec Eloïse Lancereau et Ombeline Chetcuti [NDLR : elles sont toutes les deu d’ores et déjà au CVL]. Mais elle souhaite également « faire bouger les choses« . Si vous souhaitez plus de changements à l’internat, votez pour le duo Ilona-Baptiste !

 

WILLIAM GREGORY & MANON BLANCHET 

  • Si vous aimez les personnes efficaces, c’est pour eux qui faut voter !

Description. Titulaire : William Gregory en 1S2. Sa suppléante : Manon Blanchet en 1S2.

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William !

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Manon !

Motivations. Vous le connaissez tous. Il est de toutes les causes, de tous les combats. William Gregory fera entendre votre voix haut et fort. Sa participation active dans le groupe harcèlement a déjà montré son investissement et sa bienveillance vis-à-vis des autres élèves. Son altruisme se traduit dans ses nombreux engagements pour améliorer les conditions de vie des élèves au sein de l’établissement. Après sa mission de délégué de classe, il souhaite aujourd’hui devenir membre du CVL pour porter vos demandes.

Projets. Ceux qui le connaissent peuvent témoigner de sa grande qualité d’écoute, il saura faire entendre votre voix. Votez pour l’efficacité, votez William !

ANNA SEBILLE & ELISA LEFORT

  • Si vous aimez les personnes qui aiment aider, c’est pour elles qui faut voter !

Description. Titulaire : Anna Sebille en TS5. Sa suppléante : Elisa Lefort en 1S2.

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Anna !

Projets. 1) Apporter des améliorations et rénovations au foyer (par exemple en installant une cafétéria). 2) Proposer des animations, rebooster les clubs. 3) Ouvrir une permanence pour alléger celle déjà existante.

Motivations. Anna souhaite redonner du dynamisme au lycée : « Je trouve vraiment que notre lycée manque de vie donc je vais tout faire pour y remédier« . Si vous désirez plus d’animation dans le lycée, votez le duo Anna-Elisa !

Vous pouvez maintenant faire votre choix ! Rendez-vous demain entre 9h et 16h en Vie Scolaire pour élire votre ou vos candidat(s) favori(s) !

 

Rédigé par : Marion, Marina Bony, et Journalistiquement vôtre.

2NDES : JOURNÉE D’INTÉGRATION 2018

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Une caméra sur l’épaule, les questions qui fusent, notre équipe est partie à la rencontre des nouveaux arrivants au lycée Camille Guérin ! En effet, le lundi 3 septembre les élèves de seconde de cette année faisaient leur rentrée ; à la fois timides et impatients de faire connaissance avec leur classe et leurs professeurs. Parallèlement, les différents corps qui animent la vie du lycée se présentaient à eux par l’intermédiaire de stands : nous sommes allés y faire un tour…

Réponses en reportage !

Le lien : [ https://www.youtube.com/watch?v=xr6CXMZamOM ]

Marina BONY

MAIS QU’EST-CE QUE ÇA VEUT DIRE ?

Depuis 10 jours, de mystérieuses phrases ont fleuri dans l’enceinte du lycée Camille Guérin. Ces petites énigmes ont suscité énormément de réactions, à commencer par l’étonnement. En effet leur sens est parfois obscur, et des métaphores improbables sont à présent dispersées dans tout l’établissement.

Phrases

Il y a aussi une lampe énigmatique, qui s’allume à l’improviste, à l’accueil de l’administration.

Et ce n’est pas tout ! Le mur du gymnase est à présent le support d’une longue série de photos, toutes composées selon le même principe, qui proposent des emboîtements de paysages… dont certains viennent du Québec !

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UN PROJET INTERGÉNÉRATIONNEL 

Finalement, vous pourrez bientôt trouver au CDI un livre fabriqué artisanalement par les élèves du lycée. Sa forme et son contenu sont particulièrement originaux, le projet est « intergénérationnel », mais on ne vous en dit pas plus… (explications en vidéo)
Toutes ces curiosités ont un point commun : ce sont des œuvres réalisées par les élèves d’Art plastique (environ 80 élèves ont participé) avec Véronique Beland, une artiste en résidence au lycée pendant les 4 derniers mois. Nous avons décidé de partir à la rencontre des acteurs de cet événement, afin d’éclaircir le sens et les objectifs de la résidence d’artiste 2018.

Le lien du reportage : [ https://www.youtube.com/watch?v=d6FYk-raxg0&t=369s ]

Gabriellex

RALLYE CITOYEN : LE PRIX DE L’ENTRAIDE

Victoire !

Ce fin mot de triomphe, prononcé le 31 mai dernier, a de nouveau refait surface jeudi dernier, de manière cependant plus solennelle. En effet, suite à la consécration de l’équipe de Camille Guérin au Rallye citoyen des lycéens, le proviseur M. Beuchot, la CPE Mme Bécognée-Pereira, l’inspecteur académique et trois représentants de l’Armée de Terre ont tenu à récompenser l’équipe composée de 8 élèves en leur décernant en personne un trophée.

RALLYE CITOYEN, C’EST QUOI ?
Le Rallye citoyen des lycéens rassemble chaque année environ 17 équipes d’élèves issues d’établissement d’enseignement général ou professionnel du département. Organisé grâce au partenariat Éducation nationale-Ministère de la défense, il s’agit d’une compétition civique constituée d’une multitude d’épreuves très diverses : gestes aux premiers secours, exercices anti-terroristes, quiz musical, enquêtes de police, contrôle des douanes, etc… Cette compétition ludique permet aux élèves de découvrir le quotidien de plusieurs corps de notre société.

DÉROULÉ DE LA CÉRÉMONIE

Tous les élèves des classes de seconde 2, 7 et 9 ont été conviés à cette occasion, dans le but de féliciter leurs camarades de classe et de célébrer cette victoire en convivialité. Afin d’inaugurer la cérémonie, le proviseur a prononcé une allocution dans laquelle il rappelle que c’est la première fois que le lycée remporte ce prix (et qu’il participe au rallye). Il est donc difficilement contestable de dire que ce n’est pas une réussite, pour une première fois !

 

CLASSEMENT DU RALLYE CITOYEN DES LYCÉNS 2018

3ÈME PLACE : LYCÉE UNION CHRÉTIENNE
2ÈME PLACE : LYCÉE PROFESSIONNEL RÉAUMUR
1ÈRE PLACE : LYCÉE CAMILLE GUÉRIN

« La paix c’est une richesse, et il faut la défendre »

Ensuite, la salle a visionné une petite vidéo (montée par l’Armée de Terre) qui retrace le parcours du combattant de cette journée pour le moins pas atypique. Nous y retrouvons nos huit soldats intrépides, qui ont su tirer de ces épreuves un exploit. Et quoi de mieux que de les récompenser en grande pompe ? En effet, avant de remettre le trophée au chef d’équipe William Grégory, le Général Schill a également prononcé un discours mettant en avant le civisme et l’éducation à la défense : « La paix c’est une richesse, et il faut la défendre ».

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Trophée Rallye Lycéens Citoyens remis à l’équipe de Camille Guérin

« Dans certaines situations, on ne réussit qu’ensemble »

Précédé de l’inspecteur académique, William s’est lui aussi senti inspiré et a tenu à s’exprimer au nom de ses camarades : « Au-delà de cet apport de connaissances, que ce soit dans le fonctionnement des armées, la géopolitique, dans le rôles des forces de l’ordre, dans le rappel des droits et des devoirs d’un citoyen, cette journée nous a rappelée l’importance de l’esprit d’équipe et de l’entraide ». Un beau hymne à la fraternité en somme ! « Dans certaines situations, on ne réussit qu’ensemble ». Espérons que leur optimisme et leur courage en inspirera d’autres pour l’année prochaine !

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L’équipe citoyenne à partir de la gauche

Bravo à l’équipe citoyenne : Célestin BABIN, Pauline CHAMBON, Robin DUTHÉ, William GREGORY, Axelle PENIN, Capucine PINEAU-CHEVALIER, Liv SCHMITT et Amélie WINDENBERGER !

PS: ils ont eu l’honneur de se voir récompensés par un baptême de l’air !

Marina BONY

REPAS VÉGÉTARIEN POUR LES CAMILLIENS

Jeudi 17 mai, le restaurant scolaire de notre lycée a proposé un menu entièrement végétarien à midi. Mais qu’ont pensé les élèves de cette initiative ? Pour le savoir, nous avons mis en place un sondage (pour les élèves) en étude (création d’un « distributeur » à sondages tout beau tout neuf pour l’occasion) ainsi que sur les réseaux sociaux (Twitter et Facebook) à propos de ce fameux repas (sondage papier affiché ci-dessous). Si vous n’avez malheureusement pas pu remplir ce sondage, ne vous inquiétez pas il y en aura sûrement d’autres ! Assez bavardé, je passe aux résultats…

Sondage type de régime

Sondage papier

Le sondage papier

DES REPAS VÉGÉTARIENS PLUS FRÉQUENTS

Très étonnamment, les premiers contents sont les végétariens : eh oui, ils ont tous exprimé leur désir de voir la fréquence de ce repas végétarien passer à une fois par semaine. Cependant, ils ne sont pas les seuls à faire cette demande car comme le montre le graphique réalisé à partir des résultats, les végétariens n’ont pas monopolisé la parole dans ce sondage.

Fréquence souhaitée

La grande majorité des élèves ayant répondu au sondage ne suit aucun type de régime particulier (70%) pourtant cela n’empêche pas les élèves d’être satisfaits de ce repas et d’y avoir vu une bonne initiative. Au contraire, nombreux sont les élèves qui, comme les végétariens, souhaiteraient l’augmentation de la fréquence de ce menu. Certains, par respect, par idéologie, souhaitent « changer les a priori sur les repas végétariens » d’autres veulent simplement pouvoir extorquer de l’argent à leurs parents et sortir manger des pizzas… Tant que tout le monde est content…

« 10 % des élèves sondés n’ont pas trouvé le repas à leur goût »

Cependant, il faut nuancer toutes ces bonnes nouvelles anti-viande, car le repas n’a pas mis tout le monde d’accord. goutOn peut remarquer que 10% des élèves sondés n’ont pas trouvé le repas à leur goût : ils l’ont trouvé trop fade ou bien désireraient une nourriture végétarienne bien meilleure. De plus, une partie des élèves estime ne pas avoir assez mangé ce jour-là.

 

DES AVIS CONSTRUCTIFS

Ayant passé en revue les points positifs et négatifs de ce menu, il me semble maintenant essentiel d’évoquer les commentaires constructifs laissés dans notre boîte à sondage. En effet, certains élèves, soutenant la cause végétarienne et l’augmentation de la fréquence de ces repas préféreraient que de la viande soit aussi proposée aux élèves ne suivant pas ce type de régime, d’autres, moins mesurés trouvent « qu’il n’est pas normal que l’on contraigne des omnivores à adopter leur régime alimentaire [NDLR : qu’on les oblige à manger végétarien] ». De plus, dans le cas d’un menu découverte, certains semblent penser qu’il aurait été plus judicieux de proposer « un menu assumé, avec pas que des pâtes, mais des aliments plus typiques comme le tofu » et de ne pas essayer de rapprocher le goût et l’aspect de la cuisine végétarienne du goût et de l’aspect de la viande car cela n’en est pas. Par ailleurs, une trop grande quantité de sucre dans les boulettes à été soulevée. Mais pas de panique ! De nombreux élèves ont été très satisfaits et ont estimé soutenir les « herbivores » (aïe aïe aïe c’est pas moi qui l’ai dit !), et proposent même des idées cuisine comme rajouter des légumineuses qui sont plus riches en protéines par exemple.

ADJECTIFS

Top 3 des adjectifs résumant le repas

Important : certains élèves soulignent l’importance des protéines dans le régime alimentaire des humains (en pleine croissance pour certains) alors, mes chers petits végétariens faites attention aux carences, mangez des œufs et des haricots !

MAIS D’OÙ EST VENUE CETTE IDÉE ?

Un dernier mot, puis l’article est fini, à la question 10. Saviez-vous que l’initiative de ce repas est née lors de la Commission durable du 5 mars 2018 grâce à des élèves y ayant participé ? Je n’ai obtenu qu’un seul OUI et je soupçonne fortement ma « source » d’être l’auteur de cette réponse… Je dois donc m’étendre un peu sur le sujet : cette Commission est une réunion durant laquelle plusieurs personnes de l’administration (dont le proviseur), ainsi que les personnes du service civique qui travaillent au lycée se réunissent pour mettre en place des projets liés au développement durable. Les élèves peuvent y venir et faire des propositions, c’est ainsi qu’a pu être mis en place le repas du 17 mai. De plus, ces élèves ont peut-être été inspirés par d’autres lycéens, car certains lycées de Poitiers comme Nelson Mandela proposent déjà un repas végétarien plusieurs fois par an.

UN PETIT MESSAGE AVANT DE FINIR !

Comme promis, l’article sur le repas végétarien est terminé, cependant, je voudrais faire remarquer qu’une soixantaine d’élèves seulement ont participé au sondage (sûrement par manque d’informations par rapport à notre journal) : ce sondage n’est donc pas des plus représentatifs. Cependant, pour changer ça, c’est très simple : prenez un sondage quand vous passez en perm’, parlez-en autour de vous ! Trop d’élèves ne savent même pas qu’il y a un journal au lycée, et c’est dommage car tous les thèmes y sont abordés : musique, cinéma, actualité politique, nous créons même pour vous des mots croisés ! Alors lisez, parlez, participez, mais ne laissez pas Le Camillien tomber.

Aurore

EN AVANT, STACCATO !

Staccato, le court-métrage de l’atelier cinéma 2017-2018 ! Un projet créé et réalisé en 8 mois faits de discussions, de progressions et de demi-tours, de rires et de doutes… bref, 8 mois passionnants et bien remplis !

LA CRÉATION D’UN COURT-MÉTRAGE

L’atelier cinéma du lycée, qui existe depuis 10 ans, a pour objectif de proposer une expérience polyvalente dans le domaine du cinéma aux élèves intéressés. Du synopsis aux dialogues, de la mise en scène au montage en passant par la prise de vue et de la prise de son… sans oublier la laborieuse organisation, tout y passe ! Les élèvent sont encadrés par un professionnel : Alexis Bitlikiothis guide et fournisseur du matériel audio-visuel. Selon les années, les fonctions (scénario, réalisation, prise de vue, prise de son, etc) sont attribuées individuellement ou tout est fait collectivement (en fonction du nombre d’élèves et des envies de chacun).

Générique

Créer un court-métrage, c’est long et difficile. Les participants ont pour premier but de mener le projet jusqu’au bout, et pour deuxième but d’expérimenter la création artistique. Donc chaque année le court-métrage est « expérimental » et d’un niveau amateur… Soyez indulgents !

La critique et les interviews après le lien, bon visionnage !

POURQUOI CE NOM ?

Eh non, Staccato ne s’est pas vu donné un nom au hasard ! « On a choisit le nom de Staccato car c’est un terme musical qui signifie une composition saccadée, quelque chose d’assez segmenté, ce qui correspondait bien au principe du jump-cut [NDLR : explication du jump-cut au paragraphe ci-dessous] » nous confie Ilona Gossé, assistante-réalisatrice du film.

UN COURT-MÉTRAGE QUI EXPÉRIMENTE

Dans Staccato, c’est le jump-cut qui est mis à l’honneur ! Ce procédé cinématographique consiste à supprimer lors du montage les raccords entre chaque plan, créant alors un décalage voulu. Mais quel est son intérêt ? D’après Ilona,« on a choisit le jump-cut parce que c’est un procédé que l’on retrouve souvent dans les vidéos YouTube et qui sont très tendances ».

UN PARI RÉUSSI

D’apparence peu sophistiquée et quelque peu hasardeuse à prime abord, le jump-cut a pourtant ici tout son intérêt. Il accompagne merveilleusement les pas de danse esquissés par J-C plein d’énergie et d’entrain.

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Mais il accompagne aussi audacieusement sa déception lorsqu’il apprend son exclusion du groupe. Et ne parlons pas de la scène de réveil difficile qui se répète grâce au jump-cut, soulignant la fatigue du héros. Cette technique privilégiée insuffle donc un style nouveau et très frais quant au dynamisme du film.

ET LES ACTEURS, ILS ONT EN PENSÉ QUOI ?

Emma Fritel -alias Noémie- qui prête sa voix durant le concert nous confie : « J’ai adoré parce que franchement l’équipe était génial, tout le monde était hyper motivé et c’était trop drôle. On s’est vachement bien amusé ».

Emma

Comment t’es tu retrouvée actrice dans ce court-métrage ?
« Ma directrice du club de musique m’a dit que le club cinéma cherchait des musiciens et moi je pensais à la base que c’était pour faire de la musique, et pas pour être acteur ! Donc j’ai proposé ma candidature… et au final je me suis retrouvée embarquée dedans ! »

Lucas Fraigneau -aliais Matthieu le batteur- s’est tellement investi dans son rôle qu’il semblerait qu’il se soit déteint sur lui… « Quand on tourne un film en tant qu’acteur, je suis obligé de jouer tout le temps mon rôle ! Là je suis Matthieu pas Lucas ! Vous comprenez ? »

Lucas

Il paraît que tu as remplacé à la dernière minute un acteur. Est-ce vrai ?
« Totalement ! J’ai inventé un morceau de batterie pendant le tournage ».

BONUS : L’AVIS DE LA RÉALISATRICE

« J’ai beaucoup aimé le projet de cette année, on a beaucoup réfléchi et ri à propos des mésaventures de J-C, et le tournage était tout aussi sympathique ! Globalement les acteurs et les figurants ont étés très impliqués, patients et motivés, un immense merci à eux !! Pour finir, il me semble que la réalisation 2017-2018 est une réussite sur un point très important à mes yeux : la progression ! Je trouve que Staccato est beaucoup plus abouti que 24:53, le court-métrage de l’année dernière. Mais si vous, les lecteurs, voulez en juger par vous-même, n’hésitez pas à visiter la chaîne YouTube « animation culturelle lycée Camille Guérin » [lien de 24:53https://www.youtube.com/watch?v=BUNtgO_8v1U ] Vous y trouverez Staccato et les archives des années précédentes ».

Marina BONY et Gabrielle JOSSAUD

SONDAGE SUR LE PAIN

Voici une enquête menée par l’équipe de Services civiques du lycée auprès de ses consommateurs ! Et qui d’autre que vous, chers lecteurs ?

En effet, suite au Printemps Solidaire qui s’est déroulé le 26, 27 mars et 3 avril, l’équipe a voulu approfondir le sujet, qui n’est autre que le gaspillage alimentaire [voir les chiffres du gaspillage au lycée : https://lecamillien.wordpress.com/2018/03/22/ecologie-on-vegete/ ]! Leur objectif est de maintenant sonder ce que vous en avez retenu, ce qui vous a marqué et peut-être même voir si cette expérience vous a poussé à changer quelques anciennes pratiques vis-à-vis du gaspillage du pain!

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Alors ? Avez-vous retenu la leçon ?

Le lien est ci-dessous :

https://docs.google.com/forms/d/190iTT0xrrLPt-Ch7aM3b1RWalQsG6W-kPGPsPvg_40Q/edit?usp=drive_web

L’ANNÉE EN CHIFFRES

930 heures théoriques travaillées par un élève sans option sur toute l’année scolaire, 2 concerts du club de musique, 199 professeurs (lycée et prépa confondus), 1200 euros reversés au Téléthon grâce à vous, 600 exemplaires du Camillien parus, 25 délégués qui ont assisté à une formation, 1534 élèves dans l’établissement (encore lycée et prépa mélangés), 350 élèves ont emprunté à eux seuls 1430 livres depuis le 1er septembre, et 1/3 de la communauté lycéenne a emprunté au moins 1 livre cette année, 10 classes de Première ont assisté à une action de la Réserve Citoyenne sur la discrimination et les préjugés, 177 sweats du lycée achetés (ils ont d’ailleurs été commandés récemment, tenez-vous prêts !), une augmentation de 43% de l’effectif de l’équipe du Camillien depuis la 1ère réunion, 3 élèves désignés « ambassadeur contre le harcèlement scolaire », 70 internes lycéens, 8 élèves de Seconde qui ont défendu le lycée le 16 mai lors d’un rallye-citoyenneté (et nous sommes le seul lycée d’enseignement général de Poitiers représenté !), 1425 vus sur le blog du journal à ce jour, 9 surveillants au total, 150 kg de nourriture gaspillés par repas du midi au self, 4 volontaires au Service Civique présents dans le lycée…

Justine

LE MEILLEUR DU CARNAVAL

Suite au carnaval qui s’est déroulé le jeudi 29 mars, notre petite équipe a collecté les meilleurs clichés du carnaval, afin de revivre ce moment savoureux en matière de costume et de confiance en soi.

LES DÉGUISEMENTS LES PLUS OSÉS

Pour ceux qui n’ont pas froid aux yeux.

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LES MEILLEURS DUOS

Concourent dans cette catégorie des couples vraiment charmants.

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LES MOINS RECONNAISSABLES

(Ou ceux qui ne voulaient pas avoir la honte)

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ÉCOLOGIE : ON VÉGÈTE

Dessin

C’est quelque chose qu’on rabâche sans arrêt. Un débat qui revient sans cesse sur la table. Une notion qui a constitué le programme scolaire pour tous les élèves des générations 2000 : l’environnement. Depuis la fin du XIX siècle, le mécanisme infernal est enclenché, et ce n’est pas sans savoir que l’homme y est pour quelque chose. C’est ce que démontre le GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat) dans son rapport : il y a 95% de chances que l’activité humaine soit acteur du réchauffement climatique. Ça, ça semblait évident. Mais ne parlons pas alors des conséquences catastrophiques : d’ici 2100, le niveau des océans s’élèvera d’un mètre, engloutissant des villes comme Amsterdam si nous continuons ainsi. Des maladies majeures liées à la hausse des températures comme la malaria surviendront également, impactant près d’1 milliard de personnes. Puis s’enchaîneront diminution des surfaces glacières, fréquence croissante des catastrophes météorologiques, modification des courants marins (Gulf Stream), extinction de certaines espèces vulnérables, destruction de la couche d’ozone, etc… Nous pourrions continuer à déblatérer ainsi très longuement. Mais il est inutile de gaspiller l’encre et le papier, puisque le réchauffement climatique a d’ores et déjà commencé… Faut-il trouver normal que des séismes, des sécheresses, des ouragans s’abattent sur l’Homme de plus en plus souvent ? Faut-il rester inactif lorsque les bulletins météo deviennent de plus en plus longs et inquiétants ? Rester passif quand annoncer que le lendemain sera beau prenne autant de temps ? Qu’il nous faut près de 10 minutes pour voir que l’avenir sera plus que nuageux ? Évidemment que non. Mais en attendant nous pouvons ainsi l’affirmer ; l’Humain végète.

GASPILLAGE ALIMENTAIRE

Le chiffre est frappant. Une moyenne de 140 kg/repas de nourriture est gaspillée, réfectoires du collège et du lycée confondus. Et près de 8 kg de petits pains jetés à la poubelle. C’est un chiffre que vient relever l’équipe des services civiques après chaque repas du midi. Mais cela ne les choquent plus.

À force, les deux poubelles de 80 litres, plus pleines l’une que l’autre, il s’y sont faits. Habitués, ils souhaitent cependant casser la routine : et cela passe par des propositions. Réduire par exemple les plats en sauce, statistiquement plus gaspillés que les autres. Donner du pain tranché, puisque les petits pains sont victimes de répulsion gustative à cause notamment de leur croûte. Diminuer le nombre d’entrées différentes (elles sont actuellement au nombre de 10). Ces deux dernières propositions provoquent cependant la réticence (trop coûteux, trop de travail). La lutte contre le gaspillage alimentaire est encore malgré tout, quelque chose à approfondir. Parce que tout de même : c’est pas jour 140 kg de nourriture gaspillée.

Mais ne voyons pas le verre à moitié vide. En effet, il y a déjà des initiatives au sein du lycée : depuis le début de l’année 2017, la matière organique (ensemble d’aliments jeté à la poubelle) est reversée à un particulier, Olivier Plat, éleveur canin à Liniers. Cette nourriture récoltée sert ainsi à alimenter 45 chiens sevrés. Donc, ne vous inquiétez pas, 140 kg de nourriture ne partent pas directement à la poubelle.

LES PROJETS

Face à la problématique de l’écologie qui devient de plus en plus actuelle, le lycée réfléchit à divers projets. En effet, les affiches de sensibilisation assez théoriques distribuées par la Région ne suffisent plus : il faut maintenant des démarches efficaces, qui soient à la hauteur de l’enjeu.

Élimination de l’huile

Comme vous le savez, la friture en cuisine entraîne l’utilisation d’une grande quantité d’huile : mais l’huile n’est cependant pas recyclable. C’est pourquoi le lycée réfléchit très sérieusement à une alternative, étant donné que se débarrasser de l’huile usagée est très difficile et coûteux. La solution ? Reverser l’huile à un prestataire, comme Oléovia, qui se chargerait de la recycler pour les moteurs de véhicules, au lieu d’utiliser une énergie plus polluante qu’est le pétrole.

Recyclage du plastique

Un autre projet a été proposé, inspiré par une professeur de BCPST en classe préparatoire. Nommé « Precious Plastic Project », ce plan consiste à recycler de la matière plastique pour la transformer en bobines de thermoplastique pour imprimantes 3D. Cette transformation qui serait assurée par des machines, tient en quatre étapes : broyer, extruder, injecter et stabiliser. Ce matériel coûte néanmoins 625 euros mais serait rentabilisé dès la 13ème bobine produite ! Ce projet à la fois écologique et pédagogique (les élèves se chargeraient en partie de la fabrication) permettrait donc à l’établissement de subvenir à ses propres besoins.

Restructuration de la cuisine

La cantine scolaire du lycée Camille Guérin, grand pôle de restauration dans l’Académie, deviendra d’ici 2019 un cobaye expérimental pour la Région Nouvelle-Aquitaine. En effet, elle prévoit à titre d’expérience la robotisation entière du réfectoire. Pour cela, des infrastructures sont nécessaires, notamment l’installation de cuves et de nouvelles machines. Combien cela coûtera-t-il ? 1 million d’euros d’investissement de la part de la Région, et 14 postes supprimés d’ici 2019. De plus, ce projet a un impact écologique : les nouvelles infrastructures prévoient de faire fermenter la matière organique. Cette méthanisation empêche ainsi toute lutte contre le gaspillage alimentaire, d’autant plus que les architectes en charge de ce projet ne proposent aucune solution face au mélange du plastique et de l’huile à la matière organique. Cette restructuration est donc un véritable retour en arrière écologique.

LETTRE AUX LECTEURS

Cher public,

On minimise souvent l’impact de nos actes sur l’environnement. On s’est tous dit au moins une fois dans notre vie : « Au fond… qu’est ce que ça change si je ne fais pas le tri ? » ou « Après tout… ça ne fait de mal à personne si j’utilise une feuille différente à chaque cours de Français ! »… Mais détrompons-nous ! Car ce genre de flemmardise est si répandu que le gaspillage d’énergie et de matière est colossal au niveau mondial. Voici quelques astuces simples que chacun (élèves comme professeurs) pourrait appliquer pour réduire le gaspillage au lycée :

→ Éteindre les lumières dès que possible. Lorsque le soleil est bas, trop nombreux sont les élèves qui préfèrent demander aux professeurs de baisser les volets et allumer les néons plutôt que de changer de place. Et trop nombreux sont les professeurs qui préfèrent éclairer leur classe aux néons pendant l’heure entière. Certes, changer de place ou baisser et remonter les stores constituent des micro-pertes de temps, mais le lycée entier ne peut pas se permettre d’utiliser l’éclairage électrique plus que nécessaire… N’oublions pas que l’électricité française vient du nucléaire !

→ Imprimer des feuilles recto-verso, ou écrire sur les deux faces d’une feuille. En effet, le nombre de papiers utilisés sur une seule face est considérable dans le lycée. Les professeurs devraient s’attacher à imprimer des documents sur le verso, pour réduire le nombre de copies par deux. Et si ce n’est pas fait, les élèves devraient faire leurs exercices ou écrire leur cours sur le verso.

→ Veiller à éteindre les ordinateurs des salles informatiques et du CDI. Une immense quantité d’énergie est gaspillée car les ordinateurs sont trop souvent en veille. Ce gaspillage est si simple à éliminer que tous les élèves devraient s’engager pour cet objectif.

Et bien d’autres : jeter les mégots de cigarette et les chewing-gums dans les poubelles dédiées (car ils mettent respectivement 2 et 5 ans à disparaître), utiliser les manuels plutôt que d’en faire des photocopies, etc…

En espérant que les choses évoluent dans le bon sens !

À très bientôt !

Marina BONY et Gabrielle JOSSAUD

UN DÉPUTÉ DANS L’ACTUALYCÉE

Sacha Houlié, 29 ans, député du groupe La République En Marche (LREM) de la 2ème circonscription de la Vienne a été élu le 18 juin 2017. Il a fait parti de la vice-présidence de l’Assemblée nationale, mais a laissé sa place le 16 janvier dernier à un représentant de l’opposition, Y Jégo (UDI). En 2015, il était le cofondateur des « Jeunes avec Macron » avec quelques autres militants. Soit, un pari un peu fou, car à l’époque, le ministre de l’économie était peu connu de la vie politique. Lors d’une tournée pédagogique dans sa circonscription, il a tenu à expliquer son travail, son devoir en tant que représentant de la nation. Les classes de 1ES1 et 1L ont pu rencontrer le député pour échanger sur sa fonction, et lui poser quelques questions.

 

Quelles ont été vos motivations  pour être député ?

« C’est la traduction d’un engagement pour changer la vie de tout le monde. Protéger les populations qui étaient le plus exposées au risque de la mondialisation, ou des sans-abris, au risque écologique etc…, bref : des engagements concrets traduisant notre programme. Et parce que l’on considère que ces engagements sont nécessaires pour le pays, on se propose d’en être les élus, pour appliquer le programme. »

Est-ce que le fait que vous soyez jeune peut être handicap ou un atout en politique ?

« Quand on se présente et qu’on est jeune, pendant longtemps ça a été mal vu. Ou ça n’a pas beaucoup existé. […] Moi, je me suis présenté dans une circonscription, il y a 40 maires qui se disaient : est-ce qu’il va vraiment travailler pour nous ou est-ce que finalement il est juste là pour voter les lois pour lesquelles il a été élu ? Eh bien après, il faut démontrer. Le travail ne s’arrête pas au moment de l’élection, c’est là où vraiment tout commence. Et c’est le fait de démontrer qu’on peut argument, de faire nous preuve d’un peu de patience, et c’est parfois un peu compliqué parce que je le sais, je l’ai vécu, qui fait que l’on convainc petit à petit les adultes ou les gens qui considèrent notre âge comme un handicap, que finalement ça peut être un avantage. Notre âge est un avantage lorsqu’on peut penser qu’on va bousculer un peu la façon de penser ou les choses. Et là, c’est l’exemple des Jeunes avec Macron. »

Comment est-ce possible de rester neutre en tant que vice-président de l’Assemblée nationale tout en organisant les débats ?

« C’est obligatoire, et c’est dans votre intérêt. […] C’est obligatoire parce que vous êtes vice-président et cela veut dire que vous avez la charge de la séance, de sorte que si les députés s’énervent parce que vous prenez le parti d’un député ou d’un autre, eh bien vous perdez totalement le contrôle de toute la séance. »

Vous avez soutenu Catherine Coutelle lors des élections législatives de 2007 à 2012, vous étiez donc plutôt à gauche au PS ; pourquoi avez-vous pris ensuite un virage vers la droite ?

« Alors ça c’est à considérer que LREM est à droite, ce que je ne partage pas. Par contre, c’est vrai qu’en 2007 et 2012, j’étais adhérent aux jeunes socialistes, c’est là où j’ai commencé. […] En ce qui concerne le temps politique qui était celui de 2007 et de 2012, il était très très marqué par le bipartisme, de sorte qu’il n’y avait que deux partis (NDLR : la droite et la gauche). Et moi j’étais beaucoup plus d’accord avec un monsieur, qui s’est malheureusement fait mal connaître ensuite, qui  s’appelait Dominique Strauss-Kahn, et qui développait déjà les idées reprises par Emmanuel Macron, notamment sur l’idée que plus on était européen, plus on se protégeait, parce qu’on était plus nombreux et qu’on s’organisait mieux, et l’idée de dire qu’il y avaient des inégalités dès notre propre naissance, et que si les Droits de l’Homme disent qu’on est libres et égaux en droits, au final, l’endroit où on habite, l’accès à la santé, l’accès au travail, les écoles, ça créent des grandes inégalités entre nous et donc qu’il faut corriger dès le départ (c’est ce que disait Dominique Strauss-Kahn et ce que disait sous une autre forme Emmanuel Macron lorsqu’il parlait d’assignation à résidence dans les quartiers, que j’ai retrouvé en 2015) et c’est ce qui fait qu’en 2007, j’ai fait campagne pour Catherine Coutelle, en 2012 j’ai aussi fait campagne pour elle et pour le PS. Mais entre 2012 et 2015, ce que faisait le gouvernement ne me plaisait pas, j’étais en désaccord, et surtout je ne retrouvais pas les idées que je viens d’exprimer ici. »

Avez-vous un peu de temps à consacrer à vos proches ?

« Alors… Pas beaucoup. Pas assez, probablement. Moi j’ai la chance aussi d’avoir des amis qui sont élus […] donc heureusement je les vois un peu. Mais à l’évidence, -ce qui n’est pas bien- je n’ai pas assez de temps à moi personnel. Mais c’est parce que je suis aussi passionné par ce que je fais et je pense que pour être élu, il faut aussi être passionné, parce que si on prend ça comme une corvée, ça dure jamais très longtemps. »

Pensez-vous que le système bicaméral est toujours pertinent ? Pensez-vous que le Sénat joue un rôle moins important que celui de l’Assemblée nationale ?

« D’abord moi j’ai été élu dans un programme qui promet de réduire le nombre de parlementaires. […] L’idée qu’on se fait, c’est de se dire qu’il y a un tiers de parlementaires dont on pourrait se passer. Pas qu’ils sont forcément en trop aujourd’hui, mais que, on est capable de faire aujourd’hui avec moins. […] En revanche, ce que je trouve pas utile c’est que aujourd’hui on a l’Assemblée nationale et le Sénat qui sont le vrai Parlement, et puis on a une chambre à côté qui s’appelle le Conseil Economique Social et Environnemental (CESE) qui regroupe plein d’acteurs d’associations ou de syndicats etc…, et qui eux, ça veut dire que soit ils ne sont pas représentés dans les chambres, ce qui est dommage, soit finalement ils font un travail qui est différent, ce qui est aussi dommage. Dans ces circonstances, dans ces trois chambres, à mon avis il y en a une de trop. Voilà. Mais le Sénat, d’un certain point de vu, il a une utilité, moi je n’irais pas jusqu’à dire qu’il est inutile. Est-ce que le Sénat ne m’ennuie pas parfois ? Si, clairement si ! »

Que pensez-vous de la loi d’immigration de Gérard Collomb ?

« C’est un sujet qui est très délicat parce qu’on a 3 aspects qui sont vus sous l’angle d’un texte qui a été adopté avant la loi, qui fait que ça rend tout ça assez délicat. Ce texte adopté avant la loi, c’est la circulaire de Gérard Collomb, pour aller voir dans les centres d’hébergement d’urgence la nationalité des personnes, et savoir si elles ont déposé des demandes à la préfecture ou pas, pour pouvoir les régulariser ou pas. Ça a été très mal vécu, alors que la volonté fondamentale de ce texte-là était de se dire qu’on avait des places d’hébergement d’urgence, 126 000, on les a augmenté de 14 000 (soit 140 000), mais c’était toujours plein. Et puis à côté de ça, on avait des places d’hébergement pour des demandeurs d’asile, il y en avait 80 000, on les a augmenté de 8000 sur 2 ans, mais c’était jamais plein. Et donc il y avait un besoin d’un vase communiquant entre les deux, puis il y avait surtout des gens dans les centres du 115 (le 115, c’est quand vous appelez un numéro, le service social, et qu’au lieu de dormir dans la rue, on vous donne des chambres d’hôtels) sauf que dans ces chambres d’hôtel-là, il y avait des gens qui avaient déjà des titres de séjours. Et donc qu’on pouvait héberger, et c’est notre volonté, dans des appartements de façon durable. Donc il y avait une volonté de dire on répartit mieux les gens, on fait un accueil inconditionnel, on loge tout le monde, et donc faire en fonction de la situation de chacun. Et ça, c’est un texte qui a été très très mal compris, parce que ça n’a été expliqué à personne, que Gérard Collomb pour le coup a fait quelques boulettes aussi sur ce sujet-là, de sorte que ça s’est très rapidement envenimer. Et puis, après il y a la loi asile-immigration : là, c’est la volonté de mieux protéger les gens qui relèvent du droit d’asile, donc qui sont persécutés dans leur pays. Le droit d’asile étant protégé par une norme supérieure à celle de la Constitution française ; c’est une convention internationale de Genève, on les protège mieux, on les intègre, par contre lorsque les gens aujourd’hui ne relèvent pas ni du droit d’asile ni de titre de séjour, eh bien on pratique des reconduites à la frontière. »

Cette rencontre enrichissante a permis un éclaircissement sur nos représentants, nous familiarisant avec les instances législatives de la Vème République. Ainsi, Sacha Houlié nous a amené à réfléchir sur notre futur rôle de citoyen : s’engager dans la vie publique, primordiale pour changer les choses au 21 ème siècle ?

Marina BONY et Salomé REDEUILH