REPORTAGE REFUGE SPA DE POITIERS

Une toute nouvelle rubrique vidéo dans Le Camillien : Vid’assos ! Une fois par mois environ, un reportage sur une association de Poitiers ou des environs. Pour ce mois de décembre, c’est le refuge SPA de Poitiers qui fait l’inauguration !

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Le lien : [ https://www.youtube.com/watch?v=pY0wlhXntVA ]

Bon visionnage !

Ce reportage vous est proposé par : Marina BONY, Anne SALVERT, Juliette VINET.

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SERVICE NATIONAL UNIVERSEL : TOUS CONCERNÉS

Rédigé par Gabriellex

Chaque année en France environ 780 000 lycéens se font recenser et participent à une JDC (Journée de Défense et de Citoyenneté) dans un centre du service national à proximité de chez eux. Seulement, ce chiffre est théorique car il est possible de ne pas se rendre à sa JDC. Le certificat de participation qu’on y reçoit est obligatoire pour passer un examen public (baccalauréat, CAP, permis de conduire, etc), mais 4% des jeunes n’y assistent quand même pas. Le taux d’absentéisme est variable selon les régions, il dépasse les 12% (!) en région parisienne. Et selon un rapport de la Cour des Comptes datant de 2016, l’absentéisme n’est pas le seul problème de l’actuelle JDC. Par conséquent, fidèlement aux projets de campagne d’Emmanuel Macron, la JDC va être remplacée par le SNU (Service National Universel). Le projet a été rendu public lors d’un Conseil des ministres en juin 2018. Plusieurs consultations publiques ont eu lieu en septembre et octobre, en ce moment un groupe de travail composé de sept membres est chargé de réfléchir à la mise place du SNU. Une première génération de lycéens devrait expérimenter ce nouveau dispositif en juin 2019 (« quelques centaines, voire milliers de jeunes » participant sur la base du volontariat). Gabriel Attal, secrétaire d’Etat chargé de la mise en place du SNU, déclare que le gouvernement « veillera à ce qu’ils [les volontaires] soient représentatifs de la jeunesse française ». Seriez-vous volontaire pour participer à cette expérience ? Lisez l’article du Camillien pour le savoir !

ALORS LE SNU, QU’EST-CE QUE C’EST ?

Pour l’instant le SNU est un projet, donc en évolution, dont une grande partie est encore floue. Cependant certains points sont déjà acquis : le SNU sera composé de trois parties. La première durera deux semaines et se déroulera obligatoirement en internat. Selon le dernier rapport du gouvernement, ce sera pour les jeunes « l’occasion de s’éloigner de leur cadre quotidien » et ainsi de brasser les populations de différentes régions et de différents milieux sociaux. La seconde partie durera aussi deux semaines, et sera dédiée à un engagement concret. L’internat n’y sera pas obligatoire. On sait déjà que quinze jours se dérouleront sur des temps scolaires, et les quinze autres pendant des vacances. Donc les lycéens devront planifier leurs projets personnels et scolaires en fonction de cette contrainte. Après le premier mois de service obligatoire, les jeunes de 16 à 25 ans pourront choisir de s’engager dans une troisième partie de trois mois au minimum, dans un domaine choisi (aide sociale, protection du territoire, protection de l’environnement, etc). Cette troisième phase pourra prendre des formes diversifiées, par exemple le Service civique sera sûrement intégré dans le dispositif du SNU. Pour encourager les jeunes à s’investir dans la vie du pays et à vivre leur citoyenneté, les participants à cette troisième partie devraient avoir des avantages. Gabriel Attal a récemment précisé que les acteurs du projet sont « en pleine réflexion pour valoriser cet engagement auprès de l’enseignement supérieur ». Donc peut-être que la troisième partie sera un moyen de se démarquer dans ses études… Pour le reste – c’est à dire le contenu précis, le choix des encadrants, le budget, les modalités d’hébergements, etc – le groupe de travail est en pleine réflexion. Des pistes ont déjà été rendues publiques, mais rien n’est officiellement décidé. L’objectif du gouvernement est de rendre le SNU progressivement universel, avec 50% de jeunes participant à ce dispositif en 2022, puis 100% de la tranche d’âge participant en 2026 au plus tard.

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EST-CE QU’ON EST EN TRAIN DE VOIR LE RETOUR DU SERVICE NATIONAL EN FRANCE ?

Non, le SNU ne sera pas un nouveau service militaire. La formation ne comportera pas uniquement des aspects militaires, loin de là (→ plus de détails dans « Les jeunes donnent leur avis »). Le gouvernement met en valeur « la culture de l’engagement » et la citoyenneté. L’objectif est de former les jeunes citoyens à la vie en collectivité, au contact d’autres jeunes venus de milieux sociaux très divers et de professionnels ou bénévoles agissant quotidiennement pour le bien commun. Selon le gouvernement, ce dispositif servira à mettre en valeur toutes formes d’engagement. Cependant, un des trois objectifs principaux du SNU sera de faire « prendre conscience à chaque génération des enjeux de la défense et de la sécurité nationale » (site officiel du gouvernement). Le groupe de travail réfléchissant aux modalités du SNU est dirigé par Daniel Ménaouine, général de corps d’armée, donc un militaire. Et sur le site officiel du gouvernement, à la page dédiée au SNU, on peut lire que « chaque jeune sera encouragé […] à poursuivre volontairement une période d’engagement d’une durée d’au moins trois mois ». Les domaines d’engagement sont variés… Mais seules les options « liées à la défense et la sécurité » sont détaillées. En bilan, on constate que le patriotisme et la Défense sont un axe important de ce projet, ce qui constitue un point commun de taille entre le nouveau SNU et l’ancien Service militaire. Mais les différents domaines d’engagement possibles différencient bien le SNU d’un Service militaire.

 

LES JEUNES DONNENT LEUR AVIS

Dès début 2018, lors de l’annonce du projet de créer le Service National Universel, les jeunes ont donné leurs avis de différentes manières. Les premières réactions ont été largement hostiles. Des syndicats étudiants (notamment l’UNEF) et des réseaux d’associations étudiantes (par exemple Animafac) se sont prononcés contre le caractère obligatoire de ce dispositif, dénonçant un projet « infantilisant », qui pourrait « braquer la jeunesse » en dénaturant le principe même d’engagement, qui est le volontariat. La volonté de développer la citoyenneté des jeunes a offusqué certains milieux étudiants, déjà très investis dans les syndicats et les associations pour défendre la justice sociale, l’écologie, et d’autres causes. Depuis ces réactions peu avenantes, le gouvernement a organisé en septembre et octobre 2018 des sessions de consultation de la jeunesse, dans lesquelles les membres du groupe de travail et d’autres personnalités politiques, comme Gabriel Attal, se sont déplacé pour rencontrer les jeunes et débattre avec eux des intérêts et modalités du futur SNU. Et en parallèle un sondage en ligne a permis à tous les jeunes qui le souhaitaient de donner leur avis sur le sujet. Il permettait notamment d’indiquer quels domaines de formation leur paraissaient les plus intéressants. Rendus publics la semaine dernière, les résultats de ce sondage sont plutôt encourageants pour le gouvernement : seulement 25% des jeunes interrogés se sont déclarés formellement opposés à ce projet. 34% des jeunes sont curieux de connaître son évolution, et 75% pensent qu’il y a au moins une part d’éléments bénéfiques dans le projet. Ce rapport nous apprend aussi que les formations les plus demandées sont les suivantes : premièrement apprendre à réagir intelligemment en cas d’attaque terroriste, deuxièmement apprendre à s’investir concrètement dans la cause écologique. Il est donc très probable que ces deux sujets tiennent chacun une place importante dans le SNU. 64% des votants ont également exprimé leur intérêt pour un bilan de santé complet lors de leur séjour dans un centre de formation.

Maintenant il est difficile de prédire la tournure que prendra le SNU, car de nombreux détails déterminants ne sont pas fixés. Au micro de RTL, Gabriel Attal a déclaré « Les jeunes auront envie de le faire ». Seuls l’avenir et les retours d’expériences nous diront si le secrétaire d’Etat avait vu juste, ou s’il était trop optimiste…

 

10 FAITS SUR… L’AFRIQUE DU SUD

Rédigé par Pomme

1. L’Afrique du Sud a l’électricité la moins chère au monde !

2. Le plus gros diamant du monde a été trouvé en Afrique du Sud en 1905: le diamant « Cullinan ».

3. L’une des trois capitales d’Afrique du Sud, Johannesburg, possèdent des lieux incontournables tels que le musée de l’apartheid qui en retrace l’histoire ou encore le musée Nelson Mandela installé dans la maison de l’ancien prix Nobel de la paix.

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4. Le pays possède l’une des plus grandes réserve naturelle du monde : le parc Kruger et ses 19 485 km² vous accueillent pour un safari inédit dans la perspective d’apercevoir les animaux de la savane.

5. Considéré comme le troisième plus grand canyon au monde, le Blyde River Canyon
possède de superbes falaises, des forêts et cascades, parfaites pour se rafraîchir.

6. On compte 11 langues officielles (dont l’anglais, l’afrikaans et le zoulou), qui sont celles des ethnies composant la population du pays.

7. Les 3 sports les plus populaires en Afrique du Sud sont le football, le cricket, et le rugby à XV. Les Springboks (rugby) disputent chaque année le Tri-nations contre la Nouvelle-Zélande et l’Australie.

8. À partir de 2015, la province fait face à une sécheresse inquiétante, et ses réserves d’eau baissent, jusqu’à début 2018 où une crise de l’eau a eu lieu. Le 1er février 2018, la ration quotidienne passe à une cinquantaine de litres par jour.

9. De juin à novembre, les baleines franches australes sillonnent les côtes sud-africaines. Elles viennent mettre bas dans les eaux peu profondes autour de la petite ville d’Hermanus.

10. L’Afrique du Sud doit également faire face à un grand taux de criminalité accentué par les grandes différences de richesses et la concentration de la pauvreté dans les township (bidonvilles).

THE SHOW MUST GO ON

Si je te dis Bohemian Rapsody. Le fan que tu es me répond sans hésiter : c’est la sortie ciné incontournable de cette rentrée. Le groupe mythique des années 80 s’invite sur le grand écran à partir du 31 octobre prochain. Dans le rôle de Freddie, l’acteur Rami Malek plus connu sous le nom de Elliot Alderson dans la série Mr.Robot et récemment sur la grande toile dans le film Papillon. Un grand moment d’émotion pour ce comédien aujourd’hui dans le costume du chanteur extravagant de Queen. Qui ne connait pas un succès de ce groupe mondialement reconnu ? Sûrement pas toi car tes parents t’on convaincu très tôt du génie de ces 4 musiciens qui ont bercé la route de tes vacances. Respect pour ce groupe de légende, qui malgré le disco, le funk, la new wave et l’éléctro a su traverser le temps sans prendre une ride. De radio Ga Ga à I want to break free, reviens vivre la fabuleuse histoire de Queen et faire le plein de bonne musique.

SMGO

Enfin, le Camillien ne pouvait terminer cet article sans rendre hommage à Charles Aznavour, un grand nom de la chanson française et arménienne qui nous a quitté à l’âge de 94 ans. Auteur, compositeur, interprète, ses textes font partie de notre patrimoine culturel musical et nous ne l’oublierons pas. Homme de cœur, ce petit homme discret à la voix éraillée était aussi un homme engagé qui se battait pour des causes justes et notamment pour l’Arménie dont il était originaire. Chapeau bas Monsieur Charles pour votre talent et votre immense succès.

SMGO

Journalistiquement vôtre.

PREMIÈRE ANNÉE DE THOMAS LILTI

Date de sortie : 12 septembre 2018
Durée : 1h32
Acteurs principaux : Vincent Lacoste et William Lebghil

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Ce film nous propose de vivre une première année en faculté de médecine aux côtés de deux étudiants, Benjamin (William Lebghil) et Antoine (Vincent Lacoste). Le premier vient d’obtenir son baccalauréat et se prépare à devenir chirurgien comme son père, tandis que le second entame avec peine sa « première année » pour la troisième fois d’affilée. Tous deux vont très rapidement se lier d’amitié et décider de travailler ensemble car en effet, le film rend parfaitement état de la dure réalité des filières « en tension ». Malgré les dispositifs d’aide tels que le tutorat mis en place pour les étudiants de première année, on remarque que l’esprit de compétition est omniprésent. Les examens passés au cours de l’année donnent lieu à un classement qui détermine l’orientation des étudiants pour l’année suivante. Le « numerus closus » imposant une restriction des places, celles-ci sont extrêmement chères. Entre le « bizutage » des deuxièmes années sur les premières, les journées de cours très chargées, les nuits entières consacrées aux révisions et le stress des examens, l’amitié d’Antoine et Benjamin sera mise à rude épreuve… Le film Première Année nous dresse un portrait réaliste, mais également touchant voire drôle de la célèbre première année de médecine.

Le point fort du film ? Le rôle de William Lebghil sans aucun doute, qui se détache du registre humoristique dans lequel on a l’habitude de le voir, et c’est une agréable surprise.

La phrase à retenir ? « Les futurs médecins se rapprochent plus du reptilien que de l’être humain ! » en référence à la quantité de connaissances à assimiler par les étudiants pour passer leurs examens.

Ce film est très bon et très instructif, regardez-le avec plaisir, en espérant qu’il ne dégoûtera personne de la PACES !

Au cinéma Le Rex de Chauvigny jusqu’au 22 octobre !

Elsa

DANS LES PAS D’UN OUBLIÉ

Il ne connaissait pas la France avant de partir. Il ne savait pas où il allait, il ne savait pas ce qu’il allait y trouver. Il savait juste que s’il restait il mourrait, raison suffisante pour partir. Mais il ne pensait certainement pas marcher pendant un an, il ne pensait pas non plus que les pays européens se le renverraient comme une grenade dégoupillée, sauf qu’il n’avait pas d’explosif dans ses bagages : l’espoir y avait déjà pris toute la place. L’espoir c’est ce qui a poussé Safi, afghan de 23 ans, à avancer malgré la peur, la soif, l’incertitude. Sa seule certitude : ça ne peut pas être pire que « là-bas ».

En effet, depuis le coup d’État communiste de 1978, l’Afghanistan connaît des bouleversements politiques qui ont des répercussions sur la scène internationale comme le prouve la guerre d’Afghanistan de 2001 à 2014. Cette guerre menée par les États-Unis avec l’appui du Canada, de l’Angleterre et de la France s’inscrit dans la « guerre contre le terrorisme ». En effet, le pays suite au renversement du régime communiste en 1992, connaît une violente guerre civile. En 1994 les talibans viennent s’immiscer et ils prennent vite le contrôle sur le territoire. 2014 signe le retrait des troupes internationales mais pas la fin du conflit qui continue à ravager le pays. 2015 signe le départ de Safi. 

Carte Safi

Parcours de Safi d’Afghanistan jusqu’en France

Son périple c’est 8 pays traversés (l’Iran, la Turquie, la Bulgarie, la Serbie, la Hongrie, la Slovénie, et l’Italie) plus de 7000 kilomètres. Il les a traversés à la manière du jeu de l’oie : il est tombé sur beaucoup de cases qui le ramenaient à celles du départ. À ce jeu là, pour gagner il faut courir sur la frontière, se cacher, marcher de longues journées dans des épaisses forêts attendant que la pluie jonche le chemin de flaques salvatrices pour venir y boire, surtout évité d’être pris par la police, sinon retour en Turquie, hors de l’Europe. Il faut continuer, et se préparer aux prochains barbelés qui coupent les doigts, autant que les rêves. Mais une fois, Safi est malheureusement passé par la case prison en Slovénie, pendant 2 mois. Cependant il a toujours continué sa partie, essayant même de tricher en sautant des cases : il a embarqué de Turquie sur une barque pour rejoindre la Grèce. Mais la police grecque était là pour lui rappeler qu’il ne faut pas tricher, même quand sa survie en dépend.

Ce flux d’embarcations pneumatiques, chargées à en craquer de personnes mettant leurs avenirs au conditionnel parce qu’ils ne peuvent plus vivre à l’indicatif, continue encore aujourd’hui. Cependant, le dernier bateau humanitaire « L’Aquarius » affrété par S.O.S méditerranée, a vu son pavillon, « la plaque d’immatriculation » l’autorisant à naviguer, lui être retiré. Ainsi, il n’y a plus aucun navire en mer pour assurer le sauvetage des personnes tentants de rejoindre l’Europe. C’est pour cela que le samedi 6 octobre des « vagues oranges » (couleur du bateau humanitaire) se sont déversées sur la France avec entre 40 000 et 50 000 participants selon les organisateurs. De plus, une pétition circule pour sauver l’Aquarius et « sauver le sauvetage en mer ».MOTS

Le refus d’accueillir 58 migrants à Marseille en septembre dernier, l’ancien « délit de solidarité », la différenciation entre migrant économique et migrant politique, comme si la misère avait différents visages, l’hypocrisie de l’Europe, et encore plus de la France, devrait nous pousser à l’indignation. Nous indigner pour devenir un peu plus humain. Car c’est bien à ça que tout revient, laisser des gens mourir, que ce soit en pleine Méditerranée, derrières nos frontières, ou encore dans nos rues, c’est nier le droit inaliénable lié à la condition humaine : le droit à la vie. Il n’est pas ici question « d’accueillir toute la misère du monde » mais d’être simplement humain, parce que émigrer n’est jamais un choix. Safi ne l’a pas choisi, mais heureusement il est humain comme nous, alors on ne peut que se comprendre.

Pour aller plus loin : Les cerfs-volants de Kaboul de Khaled Hosseini, Les hirondelles de Kaboul de Yasmina Khadra, Libre de Michel Toesca.
Pour t’engager toi aussi : Buddy System Refugee, Mine de rien

Salomé REDEUILH

LES PREMIERS DES SECONDES

Ça y est, la génération des 2003 débarque au lycée : timides et appréhensifs selon les professeurs, surexcités voire agaçants pour les anciens, il y en a qui ont cependant su dès le premier jour conclure leur rentrée avec une petite victoire. Effectivement, les 2ndes 6 et 9 sont les deux classes gagnantes du jeu qui a opposé les neuf autres classes. Un jeu, conçu par les CPE et les élèves bénévoles qui consiste à remplir le mieux possible un quiz portant sur les différents clubs du lycée. Bravo aux vainqueurs !

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La 2nde 9 !

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La 2nd 6 !

Évidemment, leur récompense n’est pas tant extraordinaire (si ce n’est d’apparaître ici…), mais elle offre aux deux classes ex-aequo un bon départ, de bonnes bases pour l’année ! Ce jeu avait en effet pour but de créer l’entraide et l’esprit d’équipe, valeurs indispensables dans une classe : ce qui n’empêchera pas néanmoins les incontournables querelles et crêpages de chignons en milieu d’année…

Quel programme ? Le 3 septembre au matin, chaque élève rejoint sa classe et fait la rencontre de son professeur principal (avec lequel il faudra s’entendre jusqu’au bout de l’année…). Distribution des emplois du temps et des papiers administratifs, les élèves bénévoles (1ères et Term de cette année) leur font ensuite la visite du lycée, jusqu’à les emmener à ce que leurs estomacs réclamaient plus ou moins silencieusement depuis quelques heures déjà : autrement dit au self ! S’étant restaurés, les nouveaux élèves ont eu ensuite la liberté de déambuler parmi les différents stands des clubs du lycée : BIA, chinois, cinéma, citoyenneté, CVL, journal, MDL, musique (qui avait pour l’occasion d’ailleurs organisé un petit concert) ! Chacun des stands a eu l’occasion de se présenter aux secondes (pour ceux qui n’étaient pas obnubilés par les questions du quiz). Pour notre part, le journal a pu se documenter auprès des élèves sur leurs impressions sur cette journée d’intégration. Outre ceux qui nous partageaient les joies du T-shirt blanc de Stensy, et les nostalgiques de ces grandes vacances « Cet été il était trop bizarre c’est fouuu ! », la majorité d’entre eux ont trouvé la « journée sympathique » ou ont bien « rencontré des gens fabuleux ». D’autres enfin se sentaient inspirés, ou juste pressés d’aller en cours d’anglais : « I used to live there before I knew you ».

Sous une autre forme, notre dessinateur a lui aussi saisi les personnes qui passaient au-devant de notre stand (bénévoles, secondes, ou simples futurs terminales qui venaient au lycée un jour en avance, sans doute que celui-ci leur manquait trop).

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Enfin, l’après-midi fût tout aussi chargée. Entre activité de jeux de société dans la salle polyvalente, speed-dating (technique d’approche pratique en cas de coups de foudre d’un/e joli/e camarade) et activités physiques au gymnase, les secondes n’ont pas chômé (c’est un peu le but de l’École en même temps…). Mais heureusement à 16h30, tout était fini : les secondes étaient enfin délivrés, le temps d’une nuit cependant. Car le lendemain, la logique infernale des cours reprenait, et pas seulement pour les secondes ! Les anciens avaient aussi le droit à cette joie, à 8h pile, sans cérémonies, sans concerts ni speed-datings. Mais cette routine qui revenait les empêchait-ils d’être moins stressés que leurs homologues en seconde ? C’est ce que nous sommes allés vérifier, grâce à Mathieu Pitaud en TS4, qui a bien accepté de répondre à nos questions. Effectivement, celui-ci nous avoue, en perspective du parcours du combattant qu’est Parcoursup, qu’il stresse davantage pour son avenir post-bac que pour la rentrée : « Je me dis qu’il faut que j’ai un bon bulletin pour être accepté où je veux ». Même si Mathieu souhaite naturellement un bon emploi du temps, en adéquation avec ceux de ses amis : « L’emploi du temps de mes rêves, c’est que j’ai beaucoup d’heures de pauses en commun avec mes potes », et la rencontre de nouvelles personnes dans sa classe : « J’ai envie de connaître d’autres gens je veux pas rester avec la même classe ». Enfin, dernier souhait de Mathieu : « un bon prof de maths et de physique » ; chose non négligeable lorsque l’énorme bac S nous attend pour la fin de l’année !

Marina BONY

ÉLECTIONS DU CVL : LES CANDIDATS !

Comme vous savez, jeudi 11 octobre entre 9h et 16h auront lieu les élections des membres du CVL (Conseil des délégués à la Vie Lycéenne) ! Mais qui sont les candidats ? Et à quoi ressemblent-ils ? Nous avons pour vous décrypter leur profil (à la loupe, ça va de soi) : projets, motivations, imperfections de la peau… C’est parti !

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LUCAS FRAIGNEAU & MAXIME ÉNEAU

  • Si vous aimez les personnes indépendantes et les tractopelles, c’est pour eux qu’il faut voter !

Description. Titulaire : Lucas Fraigneau en TS4. Son suppléant : Maxime Éneau 2nd5.

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Lucas !

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Maxime !

Projets. 1) Changer les conditions de travail des élèves (CDI, foyer, permanence) en poursuivant par exemple l’aménagement des endroits du lycée (comme cela s’est passé en début d’année pour le CDI, en partie grâce à Lucas). 2) Maximiser la communication des différents projets menés par le lycée en créant par exemple un compte Instagram du lycée remplaçant ainsi les affiches des clubs qui traînent actuellement dans l’établissement (et une mesure écologique en plus !).

Motivations. Lucas avoue aimer « passer du temps sur ces questions-là« . Améliorer la vie lycéenne est quelque chose qui lui tient donc à cœur ! Il est en effet très familier avec « ce monde-là » [NDLR: l’aspect administratif du lycée]. Si vous souhaitez quelqu’un de motivé, votez pour le duo Lucas-Maxime !

 

NINA GARON & MARILOU ROY

  • Si vous aimez les personnes gentilles et sympas, c’est pour elles qu’il faut voter !

Description. Titulaire : Nina Garon en 2nd3. Sa suppléante : Marilou Roy en 2nd3.

Projets. Nina Garon souhaite se présenter aux élections du CVL et ainsi participer au bon fonctionnement du lycée. Elle a pleins d’idées, est attentive envers les autres et n’hésite pas à s’exprimer en cas de besoin.

Motivations. Nina est travailleuse, et a été trésorière dans une association. 

 

ANOUK GAUTHIER & GUILHEM MESNIER

  • Si vous aimez les personnes méticuleuses, c’est pour eux qu’il faut voter !

Description. Titulaire : Anouk Gauthier en TS2. Son suppléant : Guilhem Mesnier 2nd4.

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Projets. 1) Améliorer les espaces dédiés aux élèves (CDI, foyer, permanence) en passant par la création d’une salle informatique ainsi qu’une cafétéria au foyer. 2) Faire au lycée des semaines à thèmes(culturelles). 3) Envisager des partenariats avec la maison de quartier de la Gibauderie (dont Anouk est administratrice).

Motivations. Anouk place en première ligne la communication au sein de Camille Guérin : « j’aimerais informer un maximum les élèves, écouter leurs envies et transmettre« . Elle souhaite également l’amélioration de la vie au lycée. Si vous désirez un maximum d’interaction durant l’année, votez pour le duo Anouk-Guilhem !

 

ILONA GOSSÉ & BAPTISTE SIBELLAS

  • Si vous aimez les personnes ambitieuses et qui restent elles-mêmes en toutes circonstances, c’est pour eux qu’il voter !

Description. Titulaire : Ilona Gossé en TL. Son suppléant : Baptiste Sibellas en 1S2.

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Ilona !

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Baptiste !

Projets1) Faire passer les messages au sortir des différents conseils de l’année. 2) Demander plus souvent l’avis des élèves par l’intermédiaire de sondages. 3) Réitérer la disposition de panneaux dans les lycée afin que n’importe quel élève puisse s’exprimer sur le sujet de son choix.

Motivations. La première motivation d’Ilona, c’est de représenter l’internat au CVL avec Eloïse Lancereau et Ombeline Chetcuti [NDLR : elles sont toutes les deu d’ores et déjà au CVL]. Mais elle souhaite également « faire bouger les choses« . Si vous souhaitez plus de changements à l’internat, votez pour le duo Ilona-Baptiste !

 

WILLIAM GREGORY & MANON BLANCHET 

  • Si vous aimez les personnes efficaces, c’est pour eux qui faut voter !

Description. Titulaire : William Gregory en 1S2. Sa suppléante : Manon Blanchet en 1S2.

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William !

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Manon !

Motivations. Vous le connaissez tous. Il est de toutes les causes, de tous les combats. William Gregory fera entendre votre voix haut et fort. Sa participation active dans le groupe harcèlement a déjà montré son investissement et sa bienveillance vis-à-vis des autres élèves. Son altruisme se traduit dans ses nombreux engagements pour améliorer les conditions de vie des élèves au sein de l’établissement. Après sa mission de délégué de classe, il souhaite aujourd’hui devenir membre du CVL pour porter vos demandes.

Projets. Ceux qui le connaissent peuvent témoigner de sa grande qualité d’écoute, il saura faire entendre votre voix. Votez pour l’efficacité, votez William !

ANNA SEBILLE & ELISA LEFORT

  • Si vous aimez les personnes qui aiment aider, c’est pour elles qui faut voter !

Description. Titulaire : Anna Sebille en TS5. Sa suppléante : Elisa Lefort en 1S2.

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Anna !

Projets. 1) Apporter des améliorations et rénovations au foyer (par exemple en installant une cafétéria). 2) Proposer des animations, rebooster les clubs. 3) Ouvrir une permanence pour alléger celle déjà existante.

Motivations. Anna souhaite redonner du dynamisme au lycée : « Je trouve vraiment que notre lycée manque de vie donc je vais tout faire pour y remédier« . Si vous désirez plus d’animation dans le lycée, votez le duo Anna-Elisa !

Vous pouvez maintenant faire votre choix ! Rendez-vous demain entre 9h et 16h en Vie Scolaire pour élire votre ou vos candidat(s) favori(s) !

 

Rédigé par : Marion, Marina Bony, et Journalistiquement vôtre.

2NDES : JOURNÉE D’INTÉGRATION 2018

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Une caméra sur l’épaule, les questions qui fusent, notre équipe est partie à la rencontre des nouveaux arrivants au lycée Camille Guérin ! En effet, le lundi 3 septembre les élèves de seconde de cette année faisaient leur rentrée ; à la fois timides et impatients de faire connaissance avec leur classe et leurs professeurs. Parallèlement, les différents corps qui animent la vie du lycée se présentaient à eux par l’intermédiaire de stands : nous sommes allés y faire un tour…

Réponses en reportage !

Le lien : [ https://www.youtube.com/watch?v=xr6CXMZamOM ]

Marina BONY

MAIS QU’EST-CE QUE ÇA VEUT DIRE ?

Depuis 10 jours, de mystérieuses phrases ont fleuri dans l’enceinte du lycée Camille Guérin. Ces petites énigmes ont suscité énormément de réactions, à commencer par l’étonnement. En effet leur sens est parfois obscur, et des métaphores improbables sont à présent dispersées dans tout l’établissement.

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Il y a aussi une lampe énigmatique, qui s’allume à l’improviste, à l’accueil de l’administration.

Et ce n’est pas tout ! Le mur du gymnase est à présent le support d’une longue série de photos, toutes composées selon le même principe, qui proposent des emboîtements de paysages… dont certains viennent du Québec !

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UN PROJET INTERGÉNÉRATIONNEL 

Finalement, vous pourrez bientôt trouver au CDI un livre fabriqué artisanalement par les élèves du lycée. Sa forme et son contenu sont particulièrement originaux, le projet est « intergénérationnel », mais on ne vous en dit pas plus… (explications en vidéo)
Toutes ces curiosités ont un point commun : ce sont des œuvres réalisées par les élèves d’Art plastique (environ 80 élèves ont participé) avec Véronique Beland, une artiste en résidence au lycée pendant les 4 derniers mois. Nous avons décidé de partir à la rencontre des acteurs de cet événement, afin d’éclaircir le sens et les objectifs de la résidence d’artiste 2018.

Le lien du reportage : [ https://www.youtube.com/watch?v=d6FYk-raxg0&t=369s ]

Gabriellex

RALLYE CITOYEN : LE PRIX DE L’ENTRAIDE

Victoire !

Ce fin mot de triomphe, prononcé le 31 mai dernier, a de nouveau refait surface jeudi dernier, de manière cependant plus solennelle. En effet, suite à la consécration de l’équipe de Camille Guérin au Rallye citoyen des lycéens, le proviseur M. Beuchot, la CPE Mme Bécognée-Pereira, l’inspecteur académique et trois représentants de l’Armée de Terre ont tenu à récompenser l’équipe composée de 8 élèves en leur décernant en personne un trophée.

RALLYE CITOYEN, C’EST QUOI ?
Le Rallye citoyen des lycéens rassemble chaque année environ 17 équipes d’élèves issues d’établissement d’enseignement général ou professionnel du département. Organisé grâce au partenariat Éducation nationale-Ministère de la défense, il s’agit d’une compétition civique constituée d’une multitude d’épreuves très diverses : gestes aux premiers secours, exercices anti-terroristes, quiz musical, enquêtes de police, contrôle des douanes, etc… Cette compétition ludique permet aux élèves de découvrir le quotidien de plusieurs corps de notre société.

DÉROULÉ DE LA CÉRÉMONIE

Tous les élèves des classes de seconde 2, 7 et 9 ont été conviés à cette occasion, dans le but de féliciter leurs camarades de classe et de célébrer cette victoire en convivialité. Afin d’inaugurer la cérémonie, le proviseur a prononcé une allocution dans laquelle il rappelle que c’est la première fois que le lycée remporte ce prix (et qu’il participe au rallye). Il est donc difficilement contestable de dire que ce n’est pas une réussite, pour une première fois !

 

CLASSEMENT DU RALLYE CITOYEN DES LYCÉNS 2018

3ÈME PLACE : LYCÉE UNION CHRÉTIENNE
2ÈME PLACE : LYCÉE PROFESSIONNEL RÉAUMUR
1ÈRE PLACE : LYCÉE CAMILLE GUÉRIN

« La paix c’est une richesse, et il faut la défendre »

Ensuite, la salle a visionné une petite vidéo (montée par l’Armée de Terre) qui retrace le parcours du combattant de cette journée pour le moins pas atypique. Nous y retrouvons nos huit soldats intrépides, qui ont su tirer de ces épreuves un exploit. Et quoi de mieux que de les récompenser en grande pompe ? En effet, avant de remettre le trophée au chef d’équipe William Grégory, le Général Schill a également prononcé un discours mettant en avant le civisme et l’éducation à la défense : « La paix c’est une richesse, et il faut la défendre ».

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Trophée Rallye Lycéens Citoyens remis à l’équipe de Camille Guérin

« Dans certaines situations, on ne réussit qu’ensemble »

Précédé de l’inspecteur académique, William s’est lui aussi senti inspiré et a tenu à s’exprimer au nom de ses camarades : « Au-delà de cet apport de connaissances, que ce soit dans le fonctionnement des armées, la géopolitique, dans le rôles des forces de l’ordre, dans le rappel des droits et des devoirs d’un citoyen, cette journée nous a rappelée l’importance de l’esprit d’équipe et de l’entraide ». Un beau hymne à la fraternité en somme ! « Dans certaines situations, on ne réussit qu’ensemble ». Espérons que leur optimisme et leur courage en inspirera d’autres pour l’année prochaine !

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L’équipe citoyenne à partir de la gauche

Bravo à l’équipe citoyenne : Célestin BABIN, Pauline CHAMBON, Robin DUTHÉ, William GREGORY, Axelle PENIN, Capucine PINEAU-CHEVALIER, Liv SCHMITT et Amélie WINDENBERGER !

PS: ils ont eu l’honneur de se voir récompensés par un baptême de l’air !

Marina BONY

REPAS VÉGÉTARIEN POUR LES CAMILLIENS

Jeudi 17 mai, le restaurant scolaire de notre lycée a proposé un menu entièrement végétarien à midi. Mais qu’ont pensé les élèves de cette initiative ? Pour le savoir, nous avons mis en place un sondage (pour les élèves) en étude (création d’un « distributeur » à sondages tout beau tout neuf pour l’occasion) ainsi que sur les réseaux sociaux (Twitter et Facebook) à propos de ce fameux repas (sondage papier affiché ci-dessous). Si vous n’avez malheureusement pas pu remplir ce sondage, ne vous inquiétez pas il y en aura sûrement d’autres ! Assez bavardé, je passe aux résultats…

Sondage type de régime

Sondage papier

Le sondage papier

DES REPAS VÉGÉTARIENS PLUS FRÉQUENTS

Très étonnamment, les premiers contents sont les végétariens : eh oui, ils ont tous exprimé leur désir de voir la fréquence de ce repas végétarien passer à une fois par semaine. Cependant, ils ne sont pas les seuls à faire cette demande car comme le montre le graphique réalisé à partir des résultats, les végétariens n’ont pas monopolisé la parole dans ce sondage.

Fréquence souhaitée

La grande majorité des élèves ayant répondu au sondage ne suit aucun type de régime particulier (70%) pourtant cela n’empêche pas les élèves d’être satisfaits de ce repas et d’y avoir vu une bonne initiative. Au contraire, nombreux sont les élèves qui, comme les végétariens, souhaiteraient l’augmentation de la fréquence de ce menu. Certains, par respect, par idéologie, souhaitent « changer les a priori sur les repas végétariens » d’autres veulent simplement pouvoir extorquer de l’argent à leurs parents et sortir manger des pizzas… Tant que tout le monde est content…

« 10 % des élèves sondés n’ont pas trouvé le repas à leur goût »

Cependant, il faut nuancer toutes ces bonnes nouvelles anti-viande, car le repas n’a pas mis tout le monde d’accord. goutOn peut remarquer que 10% des élèves sondés n’ont pas trouvé le repas à leur goût : ils l’ont trouvé trop fade ou bien désireraient une nourriture végétarienne bien meilleure. De plus, une partie des élèves estime ne pas avoir assez mangé ce jour-là.

 

DES AVIS CONSTRUCTIFS

Ayant passé en revue les points positifs et négatifs de ce menu, il me semble maintenant essentiel d’évoquer les commentaires constructifs laissés dans notre boîte à sondage. En effet, certains élèves, soutenant la cause végétarienne et l’augmentation de la fréquence de ces repas préféreraient que de la viande soit aussi proposée aux élèves ne suivant pas ce type de régime, d’autres, moins mesurés trouvent « qu’il n’est pas normal que l’on contraigne des omnivores à adopter leur régime alimentaire [NDLR : qu’on les oblige à manger végétarien] ». De plus, dans le cas d’un menu découverte, certains semblent penser qu’il aurait été plus judicieux de proposer « un menu assumé, avec pas que des pâtes, mais des aliments plus typiques comme le tofu » et de ne pas essayer de rapprocher le goût et l’aspect de la cuisine végétarienne du goût et de l’aspect de la viande car cela n’en est pas. Par ailleurs, une trop grande quantité de sucre dans les boulettes à été soulevée. Mais pas de panique ! De nombreux élèves ont été très satisfaits et ont estimé soutenir les « herbivores » (aïe aïe aïe c’est pas moi qui l’ai dit !), et proposent même des idées cuisine comme rajouter des légumineuses qui sont plus riches en protéines par exemple.

ADJECTIFS

Top 3 des adjectifs résumant le repas

Important : certains élèves soulignent l’importance des protéines dans le régime alimentaire des humains (en pleine croissance pour certains) alors, mes chers petits végétariens faites attention aux carences, mangez des œufs et des haricots !

MAIS D’OÙ EST VENUE CETTE IDÉE ?

Un dernier mot, puis l’article est fini, à la question 10. Saviez-vous que l’initiative de ce repas est née lors de la Commission durable du 5 mars 2018 grâce à des élèves y ayant participé ? Je n’ai obtenu qu’un seul OUI et je soupçonne fortement ma « source » d’être l’auteur de cette réponse… Je dois donc m’étendre un peu sur le sujet : cette Commission est une réunion durant laquelle plusieurs personnes de l’administration (dont le proviseur), ainsi que les personnes du service civique qui travaillent au lycée se réunissent pour mettre en place des projets liés au développement durable. Les élèves peuvent y venir et faire des propositions, c’est ainsi qu’a pu être mis en place le repas du 17 mai. De plus, ces élèves ont peut-être été inspirés par d’autres lycéens, car certains lycées de Poitiers comme Nelson Mandela proposent déjà un repas végétarien plusieurs fois par an.

UN PETIT MESSAGE AVANT DE FINIR !

Comme promis, l’article sur le repas végétarien est terminé, cependant, je voudrais faire remarquer qu’une soixantaine d’élèves seulement ont participé au sondage (sûrement par manque d’informations par rapport à notre journal) : ce sondage n’est donc pas des plus représentatifs. Cependant, pour changer ça, c’est très simple : prenez un sondage quand vous passez en perm’, parlez-en autour de vous ! Trop d’élèves ne savent même pas qu’il y a un journal au lycée, et c’est dommage car tous les thèmes y sont abordés : musique, cinéma, actualité politique, nous créons même pour vous des mots croisés ! Alors lisez, parlez, participez, mais ne laissez pas Le Camillien tomber.

Aurore

EN AVANT, STACCATO !

Staccato, le court-métrage de l’atelier cinéma 2017-2018 ! Un projet créé et réalisé en 8 mois faits de discussions, de progressions et de demi-tours, de rires et de doutes… bref, 8 mois passionnants et bien remplis !

LA CRÉATION D’UN COURT-MÉTRAGE

L’atelier cinéma du lycée, qui existe depuis 10 ans, a pour objectif de proposer une expérience polyvalente dans le domaine du cinéma aux élèves intéressés. Du synopsis aux dialogues, de la mise en scène au montage en passant par la prise de vue et de la prise de son… sans oublier la laborieuse organisation, tout y passe ! Les élèvent sont encadrés par un professionnel : Alexis Bitlikiothis guide et fournisseur du matériel audio-visuel. Selon les années, les fonctions (scénario, réalisation, prise de vue, prise de son, etc) sont attribuées individuellement ou tout est fait collectivement (en fonction du nombre d’élèves et des envies de chacun).

Générique

Créer un court-métrage, c’est long et difficile. Les participants ont pour premier but de mener le projet jusqu’au bout, et pour deuxième but d’expérimenter la création artistique. Donc chaque année le court-métrage est « expérimental » et d’un niveau amateur… Soyez indulgents !

La critique et les interviews après le lien, bon visionnage !

POURQUOI CE NOM ?

Eh non, Staccato ne s’est pas vu donné un nom au hasard ! « On a choisit le nom de Staccato car c’est un terme musical qui signifie une composition saccadée, quelque chose d’assez segmenté, ce qui correspondait bien au principe du jump-cut [NDLR : explication du jump-cut au paragraphe ci-dessous] » nous confie Ilona Gossé, assistante-réalisatrice du film.

UN COURT-MÉTRAGE QUI EXPÉRIMENTE

Dans Staccato, c’est le jump-cut qui est mis à l’honneur ! Ce procédé cinématographique consiste à supprimer lors du montage les raccords entre chaque plan, créant alors un décalage voulu. Mais quel est son intérêt ? D’après Ilona,« on a choisit le jump-cut parce que c’est un procédé que l’on retrouve souvent dans les vidéos YouTube et qui sont très tendances ».

UN PARI RÉUSSI

D’apparence peu sophistiquée et quelque peu hasardeuse à prime abord, le jump-cut a pourtant ici tout son intérêt. Il accompagne merveilleusement les pas de danse esquissés par J-C plein d’énergie et d’entrain.

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Mais il accompagne aussi audacieusement sa déception lorsqu’il apprend son exclusion du groupe. Et ne parlons pas de la scène de réveil difficile qui se répète grâce au jump-cut, soulignant la fatigue du héros. Cette technique privilégiée insuffle donc un style nouveau et très frais quant au dynamisme du film.

ET LES ACTEURS, ILS ONT EN PENSÉ QUOI ?

Emma Fritel -alias Noémie- qui prête sa voix durant le concert nous confie : « J’ai adoré parce que franchement l’équipe était génial, tout le monde était hyper motivé et c’était trop drôle. On s’est vachement bien amusé ».

Emma

Comment t’es tu retrouvée actrice dans ce court-métrage ?
« Ma directrice du club de musique m’a dit que le club cinéma cherchait des musiciens et moi je pensais à la base que c’était pour faire de la musique, et pas pour être acteur ! Donc j’ai proposé ma candidature… et au final je me suis retrouvée embarquée dedans ! »

Lucas Fraigneau -aliais Matthieu le batteur- s’est tellement investi dans son rôle qu’il semblerait qu’il se soit déteint sur lui… « Quand on tourne un film en tant qu’acteur, je suis obligé de jouer tout le temps mon rôle ! Là je suis Matthieu pas Lucas ! Vous comprenez ? »

Lucas

Il paraît que tu as remplacé à la dernière minute un acteur. Est-ce vrai ?
« Totalement ! J’ai inventé un morceau de batterie pendant le tournage ».

BONUS : L’AVIS DE LA RÉALISATRICE

« J’ai beaucoup aimé le projet de cette année, on a beaucoup réfléchi et ri à propos des mésaventures de J-C, et le tournage était tout aussi sympathique ! Globalement les acteurs et les figurants ont étés très impliqués, patients et motivés, un immense merci à eux !! Pour finir, il me semble que la réalisation 2017-2018 est une réussite sur un point très important à mes yeux : la progression ! Je trouve que Staccato est beaucoup plus abouti que 24:53, le court-métrage de l’année dernière. Mais si vous, les lecteurs, voulez en juger par vous-même, n’hésitez pas à visiter la chaîne YouTube « animation culturelle lycée Camille Guérin » [lien de 24:53https://www.youtube.com/watch?v=BUNtgO_8v1U ] Vous y trouverez Staccato et les archives des années précédentes ».

Marina BONY et Gabrielle JOSSAUD